De plus en plus d’automobilistes circulent dans le secteur de la route 235 et de l’autoroute 10, ce qui entraîne des congestions aux heures de pointe.

Intersection problématique à Ange-Gardien: des solutions réclamées

La congestion dans le secteur de l’autoroute 10, sur la route 235 à Ange-Gardien, est telle que la municipalité réclame des mesures atténuantes au ministère des Transports du Québec.

En 2015, La Voix de l’Est faisait état de statistiques fournies par la direction de la Montérégie-Ouest du ministère, qui indiquaient qu’environ 11 000 voitures circulaient quotidiennement dans chaque direction sur l’autoroute 10 dans le secteur d’Ange-Gardien. Environ 5000 véhicules passaient pour leur part sous l’échangeur, sur la route 235.

Depuis, la croissance de la municipalité et la hausse de l’achalandage dans les commerces situés au cœur du village auraient contribué à gonfler ces statistiques.

Ce faisant, de plus en plus d’automobilistes empruntent ces artères, qui se sont graduellement congestionnées. La situation est à ce point problématique qu’en période de grand achalandage, la file de voitures circulant sur la route 235 en direction sud s’étire parfois jusqu’au rang Rosalie, voire jusqu’au rang Séraphine. « À l’heure de pointe du matin, on se croirait sur le boulevard Taschereau [à Longueuil] ! », illustre le maire Yvan Pinsonneault.

« Ça prend parfois cinq ou six lumières pour traverser », renchérit la directrice générale Brigitte Vachon.

Piste de solution
La municipalité a interpellé le ministère des Transports afin qu’il apporte des correctifs aux différentes intersections reliant la route 235 avec les bretelles d’accès de l’autoroute 10. Une rencontre a eu lieu le 20 septembre dernier entre des représentants des deux organisations.

En octobre, le conseil municipal a adopté unanimement une résolution pour demander au ministère d’aménager une nouvelle voie dédiée au virage à droite dans la bretelle de sortie de l’autoroute 10 qui se trouve à côté du Marché du village (direction ouest). Ce faisant, il serait possible pour les automobilistes de tourner à droite au feu rouge.

Le maire Yvan Pinsonneault

De l’autre côté de l’autoroute, devant le restaurant La Belle Province, Ange-Gardien suggère qu’une seconde voie soit aménagée afin de permettre aux automobilistes continuant sur la route 235 en direction nord d’avancer sans être bloqués par ceux qui tournent à gauche pour emprunter l’autoroute 10. Les plus impatients utilisent déjà l’accotement pour dépasser par la droite, constate le maire.

« Ce sont des solutions simples qui n’amèneraient pas de dépenses et qui pourraient aider à régler le problème », croit M. Pinsonneault.

Synchronisation des feux revue
En guise de suivi à la rencontre du 20 septembre, la direction montérégienne du ministère des Transports a fait parvenir une lettre à la municipalité.

La missive datée du 12 janvier a été rendue publique à la séance de lundi soir. Elle mentionne que « des analyses de la circulation ont été effectuées et ont révélé la possibilité d’améliorer la fluidité aux intersections du secteur visé ».

Conséquemment, le ministère a changé la synchronisation des feux de circulation située aux deux intersections le 12 janvier dernier. « Cette modification ne permettra pas d’éliminer entièrement les refoulements temporaires pouvant se produire aux heures de pointe, mais elle permettra à ceux-ci de se résorber plus rapidement », conclut la correspondance.

Insatisfait, le maire Pinsonneault a pris l’initiative de relancer le ministère. « Il est clair que cette réponse ne fait pas mon affaire », a affirmé l’élu, qui n’a remarqué aucun changement à la situation après le rephasage des feux, pas plus qu’il n’a eu d’écho de ses concitoyens à ce sujet.

En réponse à l’insistance de l’élu, le ministère a fait parvenir une seconde lettre à la municipalité, le 29 janvier. Ce second envoi, qui n’a pas encore été déposé au conseil municipal, confirmerait que la proposition d’Ange-Gardien, qui serait appliquée en complément de la nouvelle synchronisation des feux, est actuellement à l’étude. Aucun engagement formel ou échéancier n’a cependant été annoncé, précise M. Pinsonneault.

Une demande a été formulée à la direction régionale du ministère pour connaître l’avancement du dossier.