Tous les sacs de plastique sont désormais bannis à Bromont.

Interdiction des sacs de plastique: c’est officiel à Bromont

Tous les types de sacs de plastique sont désormais bannis à Bromont. Les élus ont adopté un règlement en ce sens lors de la récente séance du conseil. Les commerçants ont jusqu’au 1er novembre pour s’y conformer.

Initialement, la municipalité de Bromont souhaitait interdire les sacs de plastique conventionnels minces que l’on utilise généralement dans les épiceries. Les élus se sont finalement ravisés en englobant l’ensemble des sacs d’emplettes.

« On a d’abord regardé pour éliminer les sacs de 50 microns et moins. Mais on s’est aperçu que le règlement aurait pu être contourné. On aurait eu d’autres problèmes à gérer. L’objectif de la nouvelle règle est d’éliminer le plastique, point final », a indiqué le maire de Bromont, Louis Villeneuve.

Ainsi, « nul ne peut, dans le cadre d’une activité commerciale, offrir, vendre, distribuer ou mettre à la disposition des consommateurs les sacs d’emplettes suivants : biodégradable, compostable, conventionnel, oxo-dégradable ou oxo-fragmentable ». Idem pour tous les sacs d’emballage « pour transporter des denrées en vrac, les aliments préparés, la viande, le poisson, le pain et les produits laitiers ».

Selon Louis Villeneuve, les solutions de rechange sont nombreuses. Il suffit, dit-il, de se replonger dans un passé pas si lointain pour dénicher quelques options.

« Quand j’étais jeune, on allait faire l’épicerie. Il n’y avait pas de sacs de plastique. Pourtant, tout le monde allait à la boucherie, achetait des fruits et des légumes. On a déjà assez d’excès avec le suremballage, on ne va pas ajouter encore du plastique pour transporter tous nos achats. Il faut simplement réfléchir à la façon dont on fonctionnait avant. »

Application

Le Service de l’urbanisme de la Ville fera respecter le règlement. Tout représentant de ce département peut « visiter et inspecter tout commerce de détail et demander tout renseignement aux fins de [son] application ».

Les contrevenants s’exposent à des amendes de 50 $ à 500 $ (plus les frais) pour une première infraction. Dans le cas d’une entreprise (personne morale), la contravention va de 200 $ à 1000 $.

Les récidivistes sont passibles d’une amende de 400 $ à 2000 $, tandis qu’une compagnie pourrait avoir à débourser entre 800 $ et 4000 $.

De plus, le règlement stipule que le fait d’incommoder, d’injurier, d’interdire ou d’empêcher de quelque manière l’accès à tout fonctionnaire, employé ou représentant de la Ville ou d’y faire autrement obstacle, constitue une infraction.

Bouteilles de plastique

L’interdiction des bouteilles de plastique dans l’ensemble du territoire de Bromont - c’est déjà effectif à l’hôtel de ville - est toujours dans la mire. La municipalité doit toutefois prendre un pas de recul avant de plonger.

« On connaît le désastre des bouteilles de plastique à usage unique à l’échelle mondiale. C’est terrible, a lancé Louis Villeneuve. Mais ce n’est pas le genre de dossier où on peut, du jour au lendemain, bannir les bouteilles d’eau dans toute la ville. Mais une chose est certaine, on va le faire. »

Plusieurs données sont à prendre en considération dans l’équation, a-t-il fait valoir. « L’eau est un besoin essentiel. En cas d’urgence, les citoyens doivent avoir accès à des réserves. On devra en tenir compte dans notre réflexion. La Ville devra certainement ajouter des bornes de remplissage d’eau sur son territoire. Bref, c’est un dossier complexe, mais ça ne nous empêchera pas de s’attaquer à ce fléau. »

Tintamarre... de verre

Après des semaines d’attente, Bromont recevra son conteneur pour le recyclage du verre le 17 mai. Il sera initialement installé à proximité de l’hôtel de ville où aura lieu une série d’activités dans le cadre de la Journée de l’environnement, le 25 mai. Notamment l’« opération tintamarre ».

« Je veux en faire un événement ludique. On demande aux citoyens de venir avec le plus de bouteilles de verre possible. Tout le monde les enverra dans le conteneur en même temps. Entendre le verre cogner dans le fond du bac, ce sera de la musique à nos oreilles », a-t-il imagé.

Pour de plus amples renseignements à propos des autres activités au programme le 25 mai, consulter le site de la Ville (Bromont.net), dans la section « services aux citoyens » puis « environnement ».

Une fois l’événement terminé, la benne à verre sera installée dans le carrefour commercial en face de l’hôtel de ville. Rappelons que Bromont acheminera le verre à l’entreprise 2 M Ressources, établie à Saint-Jean-sur-Richelieu, qui le conditionne pour la fonderie montréalaise Owens Illinois.

Louis Villeneuve se dit ouvert à ce que de plus petits bacs pour récupérer le verre soient ultérieurement implantés ailleurs. « On verra la réaction des gens. Si le conteneur est toujours plein, rien ne nous empêche d’avoir d’autres points pour la collecte. »