Carl Girard réagit positivement au fait que Québec renonce à son projet de loi interdisant les chiens de type pitbulls.

Interdiction des pitbulls: « la voie de la logique », pense Carl Girard

La décision du gouvernement libéral de renoncer à interdire les chiens de type pitbulls au Québec fait plaisir à Carl Girard, propriétaire de la SPA des Cantons et militant contre la stigmatisation des races canines.

Lorsque Québec avait déposé son projet de loi sur l’encadrement des chiens dangereux, M. Girard s’y était tout de suite opposé, lui qui avait critiqué le projet de règlement à Bromont avant de convaincre les élus de le modifier pour être plus inclusifs

Pour tous les chiens dangereux
Son argument est de ne pas s’arrêter à un type de chien, mais bien de légiférer pour tous les chiens jugés dangereux, peu importe leur race.

Le recul de Québec est qualifié de bonne nouvelle par M. Girard. « C’est la voie de la logique. N’importe quel professionnel était d’accord que ça ne tenait pas debout. C’était inapplicable. Quand t’es contrôleur animalier ou que tu appliques une règlementation municipale ou provinciale, c’est toi qui portes le fardeau de la preuve, qui doit prouver qu’il y a un manquement. Dans ce cas-ci, on parle d’une race interdite. Donc, c’est ton rôle de prouver qu’il s’agit bel et bien d’un pitbull. C’est à peu près impossible à prouver, à part avec un test génétique. »

Maintenant que le ministre Martin Coiteux a annoncé que son gouvernement renonçait à interdire les pitbulls, Carl Girard a une proposition pour la suite. « On est en discussion avec le ministère de l’Éducation pour former des professionnels. Ça prend des gens compétents, c’est la seule affaire qu’il manque. »

Ces professionnels, des éducateurs canins, seraient formés et reconnus par le ministère pour assister les Villes sur l’application de leur règlement, mais aussi pour conseiller celles-ci dans l’élaboration ou la modification de leur règlement, comme M. Girard l’a fait à Bromont. Celui-ci est en attente de la décision du ministère.