Raj Lada, un professeur de l'Université Dalhousie, dirige le Centre de recherche sur l'arbre de Noël à Truro, en Nouvelle-Écosse, un laboratoire dont la mission est d'améliorer le sapin baumier.

Un chercheur veut créer l'arbre de Noël parfait

HALIFAX — Un chercheur néo-écossais tente de créer l'arbre de Noël parfait au sein d'un laboratoire de recherche unique en son genre. Raj Lada, un professeur de l'Université Dalhousie, dirige le Centre de recherche sur l'arbre de Noël à Truro, en Nouvelle-Écosse, un laboratoire dont la mission est d'améliorer le sapin baumier.

Raj Lada, un professeur de l'Université Dalhousie, dirige le Centre de recherche sur l'arbre de Noël à Truro, en Nouvelle-Écosse, un laboratoire dont la mission est d'améliorer le sapin baumier.

M. Lada, un spécialiste des plantes, des arbres et de l'écophysiologie, affirme que son équipe et lui sont des pionniers dans leur domaine.

Le produit vedette du centre est le sapin baumier SMART, qui représente la quintessence de l'arbre de Noël: solide, parfumé et capable de conserver ses épines bleu vert pendant trois mois.

Selon le professeur Lada, régler les problèmes comme celui de la conservation des aiguilles est primordial pour la survie de l'industrie de l'arbre de Noël dans le Canada atlantique alors que cette dernière doit faire concurrence à d'autres marchés et aux arbres artificiels.

Son intérêt pour les arbres de Noël est né il y a plus de 10 ans, lorsqu'un producteur l'a approché après ne pas avoir été payé pour une cargaison envoyée en Colombie-Britannique parce que les arbres livrés avaient perdu leurs aiguilles.

«Je pouvais le voir dans ses yeux, se rappelle le professeur du département des plantes, des aliments et des sciences environnementales. Les arbres avaient perdu leurs aiguilles, mais il avait l'air d'avoir perdu sa vie, son entreprise et sa crédibilité.»

Raj Lada a commencé à s'intéresser aux défis que devait relever le producteur, faisant de la recherche sur les procédures d'expédition et les autres facteurs pouvant affecter les arbres durant leur transport.

M. Lada s'est alors présenté devant le Conseil de l'arbre de Noël de la Nouvelle-Écosse et a réalisé que la conservation des aiguilles était depuis longtemps un problème pour l'ensemble de l'industrie.

À l'époque, aucune recherche n'avait été faite sur l'aspect physiologique de la perte des aiguilles post-récolte chez les sapins baumiers. Raj Lada a en donc fait sa mission.

Il a réuni des producteurs des quatre coins de l'est du Canada afin de former le Consortium de recherche et de développement sur l'arbre de Noël du Canada atlantique et de discuter des priorités de recherche.

La première préoccupation des producteurs: la conservation des aiguilles.

M. Lada a éventuellement obtenu une subvention de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique à Ottawa.

Parmi ses plus récents projets de recherche figure l'arbre SMART, qui devrait, selon le chercheur, révolutionner l'industrie de l'arbre de Noël.

Raj Lada et son équipe ont examiné des sapins baumiers afin d'établir une liste des caractéristiques idéales, dont des branches touffues et la capacité à conserver les aiguilles. 

Les marqueurs génétiques de ces traits ont été identifiés.

Les arbres SMART seront bientôt produits en série afin d'être vendus sur le marché.

Le chercheur espère commencer à planter les arbres l'an prochain.

«Ils ont fière allure, ils sentent bon et ils ont aussi une grande capacité à conserver leurs aiguilles, a assuré M. Lada. Rien ne pourra battre les arbres SMART.»

Le centre a également développé des produits pour prévenir la chute des aiguilles, qui peuvent être appliqués avec de l'eau.

Raj Lada et son équipe ont aussi créé des technologies d'expédition et d'entreposage qui peuvent aider les arbres de Noël à conserver leur fraîcheur pendant au moins deux mois.

M. Lada compte parmi ses partenaires des ministères provinciaux de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve-et-Labrador.

«Par le passé, cela n'a pas été fait de manière coordonnée et concertée, a-t-il expliqué. L'industrie a géré tant bien que mal la situation, mais nous avons maintenant des solutions.»