Ivre au volant, il remorque un voilier sur l'autoroute

Un chauffard de 74 ans a été arrêté pour alcool au volant, en fin de semaine, à Québec, alors qu’il remorquait un voilier sur l’autoroute. 

Samedi, vers 21h, des policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont aperçu un véhicule qui transportait un voilier avec une remorque dont les feux ne semblaient pas fonctionnels. 

Le conducteur «circulait à basse vitesse, tout en louvoyant entre les voies de circulation qui sont entravées par un chantier de construction» sur l’autoroute Henri IV Sud, à la hauteur du boulevard Hamel, note Béatrice Dorsainville, porte-parole de la SQ. 

Les policiers ont intercepté le septuagénaire et se sont vite aperçus qu’il avait les capacités affaiblies par l’alcool. Il a été arrêté. 

Au poste de police, son résultat à l’ivressomètre a indiqué le double de la limite permise d’alcool dans le sang de 80 mg par 100 ml de sang (0,08). 

Le suspect a donc enregistré un taux d’alcoolémie d’environ 160 mg par 100 ml de sang, ce qui augmentait exponentiellement ses risques d’accident.

Selon l’Institut national de Santé publique du Québec, le risque est 177 fois plus élevé pour des taux d’alcoolémie variant entre 151 et 210 mg/100 ml.

Alors que le suspect circulait sur Henri IV, le risque d’un accident grave augmentait d’autant plus qu’il remorquait un bateau. 

Les circonstances peuvent varier, mais de manière générale, la dimension et la masse d’un véhicule contribuent à augmenter la gravité des accidents.

Et souvent, dans les collisions avec des véhicules lourds, ce sont les occupants des plus petits véhicules qui subissent les blessures les plus graves.

«Quand on conduit un gros véhicule, il faut être d’autant plus alerte sur la route», souligne Hélène Nepton, porte-parole de la Sûreté du Québec. 

Quant aux feux sur les remorques, ils doivent fonctionner pour protéger les autres usagers de la route et les conducteurs eux-mêmes, particulièrement le soir, ajoute Mme Nepton. «Sinon, il n’y a personne qui le sait quand on freine».