Le Collège de Saint-Césaire.

Indemnisation des victimes des frères de Sainte-Croix: «Des délais démesurés»

François L., qui a été agressé sexuellement par des frères de la Congrégation de Sainte-Croix au Collège de Saint-Césaire, est frustré d'attendre toujours une compensation financière, un an après qu'une entente à l'amiable est intervenue entre les frères et les avocats des victimes.
Malgré ce règlement entre la Congrégation de Sainte-Croix et les avocats des victimes d'agressions sexuelles commises par ces religieux aux collèges Saint-Césaire (1950 à 1991), Notre-Dame de Montréal (1950 à 2001) et de Pohénégamook (1959 à 1964) en décembre 2011, il n'a pas reçu sa part des 18 millions$ de dollars qui seront vraisemblablement partagés entre les 222 victimes.
Un des avocats des victimes, Me Alain Arsenault, trouve lui aussi que l'attente a assez duré. La Congrégation de Sainte-Croix a déjà obtenu une prolongation des délais. Elle s'apprête à adresser une nouvelle demande en ce sens le 3 janvier prochain, en Cour supérieure.
«On va demander que des sanctions soient prises contre les frères de Sainte-Croix qui retardent le processus injustement», indique Me Arsenault.
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