Les étudiants devaient présenter le fruit de leurs recherches comme s’ils avaient eux-mêmes voyagé sur ce continent.

Incursions africaines pour les étudiants de l'école Jean-Jacques-Bertrand

Une soixantaine d’étudiants du programme d’éducation international de l’école secondaire Jean-Jacques-Bertrand reviennent tout juste d’un voyage en Afrique. Un voyage qui leur a permis, au travers de livres, de photos, de conférences et de documentation sur Internet de mieux connaître le continent africain, sans même quitter le Québec. La 11e édition du projet Africa vient tout juste de se terminer, mais chez les étudiants, l’enthousiasme n’est pas encore retombé.

Ce furent des semaines intenses et riches en découvertes pour la cohorte de première année du secondaire en éducation internationale de l’école Jean-Jacques-Bertrand de Farnham. Mardi dernier prenait fin une période de plus d’un mois d’activités lié à la découverte de l’Afrique.

Pour marquer la fin du projet, parents et amis étaient invités à une soirée riche en musique, en couleurs et en découvertes. Les visiteurs ont d’abord été invités à l’auditorium pour y assister à une série de courtes chorégraphies inspirées de la danse africaine et élaborées dans le cadre du cours d’éducation physique, puis à la bibliothèque pour y découvrir le fruit des recherches de la vingtaine d’équipes d’étudiants.

Voyage

Bien qu’ils n’aient pas mis les pieds en Afrique, les élèves ont dû présenter le fruit de leurs recherches comme s’ils revenaient d’un voyage. Ils ont trouvé une partie de leurs informations dans des guides de voyage et ont présenté les photos comme si elles étaient les leurs.

« Le restaurant que j’ai préféré était situé sur le bord du fleuve Congo. Ils servaient de la nourriture traditionnelle et des plats plus européens », explique Marilou Prud’homme, qui s’est pliée à l’exercice avec succès et une touche de théâtralité. Avec ses collègues Mirek Thibodeau et Layha Blouin, elle a présenté un grand-angle sur le Congo-Brazzaville, de la géographie aux langues parlées en passant par la faune locale.

En tout, dix-neuf pays africains étaient ainsi explorés et présentés. La sélection se voulait représentative de la diversité africaine avec des pays du Maghreb, subsahariens et du sud du continent.

Explorer

« On ne récolte pas le même jour que l’on sème », rappelle l’une des enseignantes qui pilotent le projet, Patricia Buissières, citant un proverbe africain. Le « voyage » s’était étalé sur près de six semaines, a impliqué la majorité des matières enseignées à l’école et a été ponctué de rencontres et de sorties enrichissantes pour les jeunes.

Le périple a débuté à la mi-décembre avec un atelier de danse à l’école dispensé par Luc Bambara, danseur et chorégraphe originaire du Burkina Faso.

Les étudiants ont également dû inventer leurs propres danses dans le cadre du cours d’éducation physique, en s’inspirant notamment des traditions africaines et des réalités sociales.

Plus tard en décembre, ils ont effectué une visite au Zoo de Granby puis fait la rencontre de ressortissants de pays africains par l’intermédiaire de l’organisme Solidarité ethnique régionale de la Yamaska (SERY). Peu après le retour en classe après la période des fêtes, ils ont reçu la visite du percussionniste Aboulaye Koné, puis ils se sont rendus au centre Afrika, à Montréal, afin de rencontrer des intervenants sociaux, et à la galerie Espace Mushugalusa, un lieu de rencontre entre les arts africains et les arts contemporains aussi situé dans la métropole québécoise.

« Cela fait onze ans que l’on travaille avec l’Afrique et je pense que le projet se renouvelle encore, estime Patricia Buissière. C’est intéressant parce que les étudiants sont toujours très enthousiastes et ils n’arrivent pas nécessairement avec beaucoup de connaissances de base. Ça leur permet d’en apprendre davantage. »

Mme Buissières rappelle que le programme d’éducation internationale de l’école secondaire Jean-Jacques-Bertrand comprend un projet semblable chaque année.