Valentin Auclair peu avant sa première comparution au palais de justice de Granby, le 7 janvier dernier.

Incitation à la haine: Valentin Auclair veut être remis en liberté

L’homme de Granby arrêté en janvier pour avoir tenu des propos incitant à la haine raciale et au génocide sur internet souhaite être remis en liberté en attendant son procès. Valentin Auclair, 38 ans, en a fait la demande lors de son dernier passage en cour, lundi.

Son avocate, Me Geneviève Cardin, a fait valoir plusieurs arguments en faveur d’une remise en liberté sous conditions. L’accusé, qui est apparu amaigri du box des accusés, a témoigné à cet égard.

Du côté de la Couronne, Me Cassandra Hamel s’est dite peu convaincue des garanties offertes. Une ordonnance de non-publication empêche toutefois d’en dévoiler les détails.

La juge Julie Beauchesne, de la Cour du Québec, doit rendre sa décision jeudi.

La dernière évaluation psychiatrique subie par M. Auclair démontre cependant qu’il est criminellement responsable de ses gestes.

En début d’année, il avait aussi été déclaré apte à comparaître et à comprendre le processus judiciaire, bien qu’il souffre de troubles mentaux.

Propos néozanis

Il avait été arrêté à la suite de la publication d’un article le concernant sur le site de La Voix de l’Est. Ses propos néonazis avaient été dénoncés la veille sur un blogue tenu par un enseignant montréalais.

Sur la plateforme VK, l’équivalent russe de Facebook, M. Auclair avait publié de nombreux messages et images à connotation raciste, homophobe et anti-immigration. Il y faisait notamment l’apologie du nazisme, traitait régulièrement de la « race blanche aryenne » et louangeait Adolf Hitler.

Il mentionnait entre autres que « le camp de concentration est la plus grande innovation nazie » et encourageait l’achat d’armes pour « la chasse aux juifs, aux nègres et aux mahomardes ».