En plus de la gestion du sinistre, l’équipe du CPE Le Soleil de Jeannot planche maintenant sur la relocalisation de l’installation à «moyen, long terme».
En plus de la gestion du sinistre, l’équipe du CPE Le Soleil de Jeannot planche maintenant sur la relocalisation de l’installation à «moyen, long terme».

Incendie au CPE Le Soleil de Jeannot : tous les enfants ont été relocalisés

Roxanne Caron
Roxanne Caron
La Voix de l'Est
Un mois après l’incendie qui a ravagé le CPE Le Soleil de Jeannot, les membres du personnel de l’établissement peuvent dire mission accomplie. En trois semaines seulement, ils sont parvenus à relocaliser les 80 enfants qui fréquentaient les installations de la rue Le Corbusier, à Granby.

«C’est une grande victoire pour l’équipe», lance Kim Gladu, directrice d’installation, qui avoue que le dernier mois a été une véritable course contre la montre.

Le 6 septembre, un dimanche soir, alors que le CPE était vide, un incendie d’origine suspect a éclaté. Un véritable branle-bas de combat a suivi afin d’arriver à relocaliser le plus rapidement possible les enfants. Le CPE aura finalement été inaccessible pendant trois semaines.

«On a eu l’accord du ministère de la Famille le vendredi 18 septembre de relocaliser les enfants», note Mme Gladu.

Toutes les éducatrices ont mis les bouchées doubles pendant une semaine complète pour pouvoir accueillir à nouveau les petits. «Tout était organisé et on attendait les familles pour le lundi 28 (septembre) sur quatre sites temporaires différents.»

Ainsi, la deuxième installation, rue Horner, accueille 12 enfants. Les dix poupons ont quant à eux été relocalisés à la Maison des Familles dans la halte-garderie, tandis que le centre l’Assomption reçoit un total de 45 enfants. Finalement, 11 enfants sont installés au centre Saint-Benoit dans la halte-garderie des cuisines collectives.

«Un enfant avec des besoins particuliers n’a pas renouvelé avec nous tant qu’on est dans une installation temporaire, mais il a sa priorité de place aussitôt qu’on a un nouvel endroit à moyen long terme. Un autre contrat a cessé parce que la maman reste à la maison avec son enfant», a tenu à préciser, Mme Gladu pour démontrer que personne n’a été laissé pour compte.

Il a toutefois été impossible de mettre les enfants d’une même famille dans une seule installation en raison des écarts d’âge.

«Par contre, on a voulu respecter les groupes d’origine parce qu’on voulait que l’enfant retrouve son éducatrice pour la stabilité et le lien d’attachement», souligne Mme Gladu.

On voit ici une partie de l’équipe du CPE Le Soleil de Jeannot devant le centre l’Assomption

En une semaine, les éducatrices ont travaillé d’arrache-pied sans compter les heures, poursuit-elle. «Le lundi ça a été des belles retrouvailles. Tout le monde était heureux. On a reçu des cadeaux de la part de familles qui étaient reconnaissantes qu’en trois semaines on est pu relever le défi de relocaliser tout le monde.»

Reconstruction

En plus de la gestion du sinistre, l’équipe du CPE planche maintenant sur la relocalisation de l’installation à «moyen, long terme». Le but étant de réunir les 80 enfants et le personnel sous un même toit à temps pour la période des Fêtes.

«On a déposé des plans au ministère de la Famille et on peaufine le tout avec les ingénieurs et architectes», indique Mme Gladu.

Le 6 septembre, un dimanche soir, alors que le CPE était vide, un incendie d’origine suspect a éclaté.

Deux sites sont actuellement convoités, tous deux situés à proximité du CPE de la rue Corbusier. «C’était important pour nous que ce soit à proximité de l’ancien site et celui de la rue Horner.»

L’installation de la rue Le Corbusier connaîtra éventuellement un second souffle, alors que la reconstruction devrait être finalisée d’ici 12 ou 18 mois.