Même s'il comprend très bien l'anglais, Daniel Huot n'a pas apprécié de recevoir une correspondance qui ne s'adresse pas à lui dans sa langue maternelle.
Même s'il comprend très bien l'anglais, Daniel Huot n'a pas apprécié de recevoir une correspondance qui ne s'adresse pas à lui dans sa langue maternelle.

«Inacceptable!»

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Comme la grande majorité des Canadiens, les Granbyens ont reçu au cours des derniers jours une lettre du gouvernement du Canada leur expliquant la controversée réforme du régime d'assurance-emploi. Or, en ouvrant l'enveloppe qui leur était destinée, plusieurs citoyens du 9e rang ont eu la surprise d'y retrouver des documents rédigés uniquement en anglais, un geste qui en a mis plusieurs en rogne.
Plutôt que de contenir deux documents, un en français et un en anglais, les enveloppes acheminées à cette poignée de citoyens contenaient deux fois le feuillet rédigé dans la langue de Shakespeare.
C'est le cas de Daniel Huot. Même s'il comprend très bien l'anglais, le citoyen n'a pas apprécié de recevoir une correspondance qui ne s'adressait pas à lui dans sa langue maternelle.
L'idéal, selon lui, aurait été de recevoir une correspondance exclusivement en français, mais il comprend que l'envoi dans les deux langues officielles va de soi de la part du gouvernement fédéral. L'anglais seulement, il ne digère pas, par contre. «C'est facile, il y a deux piles: une en français et une anglais. Est-ce que c'est parce qu'il ne restait plus de feuilles en français que la personne en a mis deux en anglais dans les enveloppes?» demande-t-il, incrédule.
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