Une importante saisie d’héroïne a été réalisée au pénitencier de Cowansville. Cette saisie est jugée «inquiétante» par le Syndicat des agents correctionnels.

Importante saisie d'héroïne au pénitencier de Cowansville: « Inquiétant », dit le syndicat

L’importante saisie d’héroïne réalisée au pénitencier de Cowansville mardi est jugée « inquiétante » par le Syndicat des agents correctionnels du Canada, qui réclame de meilleurs outils pour contrer la drogue dans les pénitenciers.

À la suite de la découverte de drogue sur un détenu lors d’une fouille, l’isolement cellulaire a été imposé, vers 18 h 30. Des agents correctionnels, des équipes canines et des agents du renseignement de sécurité ont participé à la fouille générale de l’établissement. Au final, plus de 43 grammes d’héroïne ont été saisis, soit une partie sur le détenu et le reste dans une cache de ventilation du gymnase.

La fouille a également permis au personnel de saisir plus de 27 grammes de cannabis, des cellulaires et des clés USB. Au total, la valeur en établissement carcéral de ces objets est évaluée à 50 000 $. Les opérations normales ont repris leur cours vendredi après-midi au pénitencier, a fait savoir le Service correctionnel du Canada.

Aux yeux du Syndicat des agents correctionnels du Canada, cette saisie d’héroïne est « inquiétante », estime Frédérick Lebeau, président régional pour le Québec.

Le Syndicat réclame de meilleurs outils pour contrer la présence de drogue dans les pénitenciers, notamment des scanneurs à rayons X — similaires à ceux qu’on retrouve dans les aéroports — pour détecter la drogue dissimulée dans les cavités corporelles des détenus, explique M. Lebeau. Des démarches sont en cours pour modifier la loi et permettre l’usage de tels outils en milieu carcéral, ajoute-t-il.

Le Syndicat réclame également des mesures pour éliminer la présence des drones qui vont déposer les colis dans l’enceinte du pénitencier, qui est accessible aux détenus. « Souvent, des quantités astronomiques comme celle-là, ça ne rentre pas par les visiteurs. Ça rentre généralement par drone et ça nous prend des outils de détection », insiste M. Lebeau. La saisie de stupéfiants livrés par drone est souvent possible grâce à des informations que reçoivent les agents correctionnels ou par de purs « coups de chance », affirme M. Lebeau.

De son côté, le Service correctionnel du Canada a notamment fait savoir par voie de communiqué qu’il disposait de certains outils pour prévenir l’introduction de drogue, dont des détecteurs ioniques et des chiens détecteurs de drogue pour la fouille des édifices, des détenus et des visiteurs.