L'entreprise souhaitant déménager, le conseil municipal a accepté lundi soir de lever l'interdiction d'accès à un immeuble industriel de la rue Frontenac, à Granby.

Immeuble rue Frontenac: levée de l'interdiction d'accès

Revirement de situation dans le dossier de l'immeuble industriel où se déroulent les activités de l'entreprise Pro-Flam rue Frontenac, à Granby. L'entreprise souhaitant déménager, le conseil municipal a accepté lundi soir de lever l'interdiction d'accès à l'immeuble, décrétée il y a deux semaines.
À l'origine, l'accès devait cependant y être interdit pour une période de 90 jours. Les élus ont dû prendre cette mesure, plutôt rarissime, au début du mois parce que le propriétaire des lieux, Jacques McLean, refuserait de coopérer avec la Ville. L'administration municipale lui a acheminé depuis 2012 une série de constats et de mises en demeure afin que des correctifs soient apportés à l'immeuble, où loge aussi la PME Logipac. 
Selon le maire Pascal Bonin, le « fond de cette histoire », c'est que le « type d'activités exercées » à cette adresse - la fabrication de granules de bois - et la « vétusté du bâtiment » ne font pas bon ménage. « Ça s'approprie plus à un nouveau bâtiment plus sécuritaire dans une vraie zone industrielle que là », a fait valoir le maire aux médias au terme de la séance du conseil.
Déménagement
Lors d'une récente rencontre avec des représentants de la Ville, le propriétaire de l'immeuble et de Pro-Flam a indiqué vouloir déménager l'entreprise. Avant de liquider ses inventaires, l'entreprise aurait toutefois besoin de pouvoir reprendre ses activités, pour une période maximale de 10 jours se terminant le 31 décembre 2016, peut-on lire dans le sommaire décisionnel remis aux élus, dont les médias ont obtenu copie.
Le 1er janvier, l'entreprise cessera définitivement ses activités et amorcera le démantèlement de ses différents équipements afin de libérer l'immeuble au plus tard le 30 avril 2017, est-il aussi précisé. 
Les activités de Pro-Flam ont été à l'origine de plusieurs plaintes du voisinage, notamment pour le bruit et la poussière. Depuis 2011, cinq incendies se sont en outre déclarés dans l'immeuble. Un risque sérieux d'incendie, voire d'explosion, est toujours présent, estime le conseil municipal. 
« Est-ce que c'est le dénouement idéal ? Probablement que oui au bout du compte parce qu'il n'y a rien qui bougeait depuis des années. Pour les citoyens, c'est une victoire. L'entrepreneur, lui, pourra se relocaliser ailleurs dans le parc industriel où il y aura un bâtiment plus adapté à ce qu'il fait », estime le maire Bonin. 
Le conseiller municipal du district où se trouve l'entreprise, Robert Riel, a remercié ses collègues d'avoir appuyé ses démarches. « Pour les citoyens qui restent aux abords de cette usine, c'était devenu insupportable, le bruit et la poussière. Surtout que les propriétaires étaient récalcitrants au niveau de la réglementation municipale », a-t-il fait valoir. 
Le propriétaire de l'immeuble industriel et de Pro-Flam, Jacques McLean, n'a pas rappelé La Voix de l'Est mardi.