Le conseil municipal de Granby est divisé quant au projet de construction d’un immeuble à logements de 12 étages au centre-ville.

Immeuble à logement de 12 étages: le projet divise toujours les élus granbyens

 L’opposition demeure au sein du conseil de Granby quant au changement de zonage, dans un secteur de la rue Principale, qui permettra la construction d’un édifice de 12 étages face au palais de justice. Le second projet de règlement a été adopté à la suite de la tenue d’un vote. Jean-Luc Nappert et Éric Duchesneau s’y sont opposés. Certains citoyens pourront demander la tenue d’un registre.

En plus de plusieurs considérations environnementales et patrimoniales, Jean-Luc Nappert s’oppose au projet puisqu’il souhaite qu’une grande discussion soit tenue sur le plan de densification de la ville.

« Je suis pour la densification, moi aussi, mais avant d’accepter ces 12 étages-là, pourquoi on ne regarde pas le plan de densification et qu’on n’en débat pas ? a-t-il réagi au terme de la séance du conseil, lundi soir. Je n’ai même pas vu le plan. Personne ne l’a vu. [...] Moi aussi, je ne veux pas plus d’étalement urbain. On a des trous dans la ville où on pourrait densifier davantage. Là, ça va faire une cicatrice importante, selon moi. Ça me rappelle l’histoire de l’horloge, au bureau de poste. Ça fait 40 ans que c’est démoli et on en parle encore. »

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Pour M. Duchesneau, c’est la largeur de terrain qui séparera l’édifice, près de la résidence Le Riverain, et le trottoir qui le tracasse.

Du côté des « pour », Alain Lacasse voit dans cette construction un élément clé pour la revitalisation du centre-ville et la santé financière des commerces locaux.

Rappelons que le promoteur de ce projet prévoit des appartements luxueux pour les personnes âgées de 50 ans et plus. « On veut qu’il y ait plus d’activités sur la rue Principale pour redonner de l’énergie à l’économie locale. Avec ces locataires-là, on va avoir plus de gens qui vont aller dans les commerces de proximité. »

Selon M. Lacasse, ces locataires feront leurs déplacements à pied.

Processus référendaire

Puisqu’il s’agit d’un règlement modifiant le zonage et que la densité de population sera plus importante, le projet de règlement est assujetti au processus d’approbation référendaire.

Du 4 au 12 mars, les locataires et propriétaires de la zone concernée et des zones contiguës peuvent se procurer les documents nécessaires au service juridique de la Ville pour demander la tenue d’un registre. Un certain nombre de signatures devra être recueilli parmi les électeurs admissibles, explique l’assistante greffière, Me Joannie Meunier.

Seules les zones contiguës où il y aura suffisamment de signatures pourront ensuite signer le registre pour s’opposer au changement de zonage. S’il y a au moins une zone voisine se mobilisant contre le projet de règlement, la zone concernée sera automatiquement admise pour le registre.