L'oeuvre d'art d'environ un mètre de haut, commandée au sculpteur en 1982 pour la modique somme de 400 $, reposait depuis près de 35 ans en face de la résidence des Charron, rue Wallace.

Il tente de retrouver sa sculpture volée

Voilà près de six mois que Georges Charron s'est fait dérober sa précieuse sculpture. Le Granbyen espère qu'un oeil observateur retrouvera l'oeuvre d'art, afin qu'il puisse la récupérer et ainsi la léguer à ses enfants.
L'aigle à fière allure, création du prolifique artiste Michel Lajeunesse­, est disparu sans laisser de traces quand un individu mal intentionné est venu l'arracher de son socle, au début de juin.
L'oeuvre d'art d'environ un mètre de haut, commandée au sculpteur en 1982 pour la modique somme de 400 $, reposait depuis près de 35 ans en face de la résidence des Charron, rue Wallace. Le patronyme familial figure d'ailleurs sur la sculpture, qui avait gagné un prix dans un concours d'art aux États-Unis, s'enorgueillit M. Charron.
«La personne qui l'a volée, il fallait qu'elle l'ait remarquée avant, souligne-t-il. Quand c'est arrivé, j'ai regardé dans les alentours, tout d'un coup que quelqu'un l'ait juste arrachée pour la laisser plus loin, mais non. (Le voleur) est vraiment parti avec.»
M. Charron a rapporté le vol au Service de police de Granby. Son porte-parole Marc Farand confirme qu'une enquête est ouverte depuis juin, mais elle n'a pas suffisamment progressé pour qu'on puisse mettre la main au collet d'un suspect.
«La police croit que, comme pour ceux qui volent les affiches de rue, ça pourrait être quelqu'un avec le même nom de famille, ajoute Georges Charron. Mais si on scie ce morceau-là, la pièce devient intéressante pour les collectionneurs... C'est une belle pièce pour quelqu'un qui est amateur­ d'art.»
Le Granbyen visite régulièrement les sites de petites annonces comme Kijiji et Lespac, dans l'espoir de retrouver sa précieuse sculpture. Sans succès.
«Même si elle ne vaut pas grand-chose, pour moi, ça avait beaucoup de valeur. Je voulais la léguer à mes fils. Ils ont grandi avec ça devant leur demeure», déplore-t-il.
Avec les Fêtes à nos portes, M. Charron espère que quelqu'un reconnaisse sa sculpture, quelque part. «Et que le voleur se sente un peu mal», laisse-t-il tomber.