Le radar photo mobile en bordure de la route 112 à Saint-Césaire brille par son absence depuis le mois d’août. La vitesse est donc surveillée par les patrouilleurs de la Sûreté du Québec.

Il n'y a plus de radar photo mobile à Saint-Césaire

La route 112 à Saint-Césaire n’est plus surveillée par un radar photo mobile depuis quelques mois déjà. La Sûreté du Québec l’a déménagé, comme d’autres appareils sur le territoire québécois, vers un site plus névralgique. La présence du radar photo était pourtant un excellent moyen de prévention, affirme le maire de la municipalité, Guy Benjamin.

Présent depuis 2015 à Saint-Césaire, le radar photo mobile brille par son absence depuis le mois d’août. Avant qu’on le retire, il était installé à différents endroits sur un tronçon de quatre kilomètres en bordure de la route 112.

Cet emplacement avait été choisi pour y accroître la surveillance des automobilistes « en fonction de critères liés à la sécurité routière et à la difficulté d’effectuer, à ces endroits, un contrôle policier traditionnel », rapportait La Voix de l’Est au printemps 2016.

Le radar mobile portait d’ailleurs ses fruits. Une diminution du nombre d’accidents et d’excès de vitesse avait été constatée par les policiers de la Sûreté du Québec, comme en témoigne un article publié l’automne dernier.

Déplacement du radar photo
Or, la SQ a revu ses stratégies, indique le sergent Hugo Fournier, porte-parole de la SQ. Dans le contexte du ralentissement du traitement des infractions des radars photo, le corps policier a décidé « pour certains endroits comme la route 112 de privilégier le mode conventionnel ». Cela signifie que la surveillance de la vitesse est dorénavant effectuée par des patrouilleurs lors d’opérations cinémomètres.

Le maire de Saint-Césaire qualifie cette décision de « décevante ». « C’est un moyen de prévention et on trouvait que ça avait sa place. Ça a fait que [les automobilistes diminuaient leur] vitesse », a-t-il expliqué en entrevue.

La vitesse est le principal problème observé sur la route 112. La municipalité réclame depuis un moment déjà l’implantation d’un feu de circulation à l’intersection de la route provinciale et de la rue Neveu, justement pour ralentir la circulation, mais le projet ne s’est toujours pas concrétisé.

Les affiches annonçant la présence d’un radar photo mobile sont toutefois demeurées en bordure de la route 112, car le corps policier n’exclut pas la possibilité de le ramener sur place, explique le porte-parole de la SQ.

L’appareil a été déménagé vers un site plus névralgique, comme ce fut le cas pour d’autres appareils. Il peut notamment avoir été installé dans une zone de chantier.

De son côté, le ministère des Transports précise que l’ensemble des radars photo mobiles et fixes sont toujours en service.