L'explorateur urbain Jarold Dumouche sillonne les chemins de la région à la recherche d'une usine vidée de ses ouvriers ou d'une maison délaissée de ses occupants.

Il explore les bâtiments abandonnés de la région : rencontre avec un visiteur

Une certaine inquiétude s'empare de nous alors que la voiture s'engage sur la route 235, direction sud, en fin de journée. Et si l'accès à la maison que nous souhaitons visiter est bloqué? «Il y a toujours un accès», assure Jarold Dumouchel, explorateur urbain et photographe amateur.
Alors que plusieurs sont prêts à prendre l'avion pour immortaliser le Taj Mahal ou la Tour Eiffel avec leur caméra, ce résidant de Sainte-Brigide sillonne les chemins des Cantons-de-l'Est et de la Montérégie à la recherche d'une usine vidée de ses ouvriers ou d'une maison délaissée de ses occupants, armé de sa Nikon D700, de sa lampe de poche et d'une certaine dose de courage. L'urbex, néologisme anglophone né de «urban» et de «exploration», se pratique partout où l'on retrouve ces ruines des temps modernes.
Et la région ne manque pas de ces bâtiments riches en histoire, selon Jarold Dumouchel. «Ici, tu prends n'importe quel rang de campagne et tu risques de trouver une maison abandonnée. Évidemment, il faut prêter attention. Certains signes ne trompent pas, si le gazon n'est pas coupé, par exemple.»
Tous les détails dans notre édition de samedi