Il n’a pas fallu une demi-heure avant que Claire Samson soit réélue députée d’Iberville. La caquiste l’a emporté avec tout près de 50 % des votes.

Iberville: Claire Samson réélue en un éclair

Il n’a pas fallu une demi-heure avant que Claire Samson soit réélue députée d’Iberville. La caquiste l’a emporté avec tout près de 50 % des votes.

En 2014, Mme Samson l’avait emporté à l’arraché avec 34,6 % des votes, délogeant la péquiste Marie Bouillé avec une avance d’à peine 3 % des voix. Le résultat avait été dévoilé en toute fin de soirée électorale, entretenant un long suspense.

Lundi soir, quelques minutes seulement après le début du dépouillement des votes, la caquiste a pris une énorme longueur d’avance sur son principal adversaire, Nicolas Dionne. À 20 h 15, Mme Samson comptait déjà 999 voix d’avance sur le péquiste, cumulant trois fois plus d’appuis.

Quelques minutes plus tard, l’écart s’est encore accru pour atteindre la barre des 50 % des votes. Une avance insurmontable de plus de 3100 voix a finalement confirmé sa victoire.

« Ça s’est réglé rapidement. À 20 h 15, c’était fait, pas de niaisage ! », a lancé la députée avec le franc-parler qu’on lui connaît.

La principale intéressée s’est dite « bien heureuse, bien contente » d’avoir mérité la confiance des électeurs d’Iberville pour une seconde fois, avec encore plus d’aplomb qu’en 2014.

Mais elle n’a pas tenu sa réélection pour acquise, insiste-t-elle. « On a toujours des doutes tant que ce n’est pas fait », a-t-elle fait savoir.

« J’ai travaillé fort et ça a payé, et on va continuer dans cette voie-là », a-t-elle renchéri.

Compte tenu de sa victoire hâtive, la caquiste a pu pleinement célébrer auprès des siens et de ses partisans. « On suit le reste de la soirée, je me familiarise avec les nouveaux membres de l’équipe avec qui j’ai très hâte de travailler », a indiqué Mme Samson quelques instants après l’annonce de sa réélection.

Des gains, des pertes

L’avance de Mme Samson s’est faite au détriment des autres partis, qui ont pour la plupart enregistré des taux d’appuis inférieurs à l’élection de 2014.

Le Parti québécois, représenté par Nicolas Dionne, obtenait 17,69 % des votes lundi en fin de soirée ; sa prédecesseure avait cumulé un peu plus de 30 % d’appuis. La déception était perceptible dans la voix du candidat, qui qualifie de « coup dur » sa défaite. « Mais en même temps, je ne me sens pas seul du tout, a-t-il dit, faisant référence à la dégelée subie par son parti. Je ne le prends pas personnel. »

« Les Ibervillois ont choisi autrement, et malgré tout, je sais que j’ai mené une campagne incroyable », a-t-il ajouté.

Le Parti libéral du Québec a aussi perdu des plumes par rapport à la dernière élection. L’actuelle candidate, Mylène Gaudreau, était en voie de finir quatrième avec 12,61 % des appuis à 22h45. La représentante du parti en 2014, Chantal Tremblay, avait alors rallié 26,4 % des suffrages.

Du côté de Québec solidaire, Philippe Jetten-Vigeant a toutefois fait mieux que sa prédecesseure Myriam-Zaa Normandin, qui avait obtenu 6,8 % des appuis à l’élection de 2014. Le jeune solidaire a rallié plus de 15 % des électeurs d’Iberville, devançant donc Mme Gaudreau.

Au moment de mettre sous presse, Michelle Kolatschek, du Parti vert du Québec, Serge Benoit, du Parti conservateur du Québec, et Dany Desjardins, du Bloc pot, avaient obtenu respectivement 1,90 %, 1,77 % et 0,87 % des votes. Marc-André Renaud, du NPD Québec, fermait la marche avec 0,79 % des suffrages.

Le taux de participation préliminaire s’élevait à 72,28% à 22h45.