Maxence Parrot, porte-parole du projet de réaménagement du département d’orthopédie à BMP, est entouré du Dr Félix Munger et de son collègue, Dr Étienne Leclerc.

Hôpital BMP: coup de jeune pour l’orthopédie

À l’instar du département d’oncologie de l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins (BMP), celui de l’orthopédie subira une cure de rajeunissement l’automne prochain. Un investissement avoisinant deux millions de dollars. À l’image de ce « coup de jeune », la Fondation BMP s’unit au médaillé olympique bromontois Maxence Parrot pour boucler ce projet prioritaire d’ici l’automne 2019.

Bien des adeptes de sports extrêmes ont vu leur parcours ponctué de blessures. Maxence Parrot est du nombre. Les soins de qualité prodigués à l’as de la haute voltige en planche à neige par l’équipe de BMP lui ont néanmoins permis de progresser dans sa discipline. Il n’a donc pas hésité à s’associer au projet de réaménagement de l’orthopédie.

« Quand la Fondation BMP m’a approché pour que je devienne porte-parole, je n’ai même pas pris le temps d’y penser deux secondes. J’ai dit “oui” instantanément. Dans la vie, c’est important de redonner. [...] Dans mes débuts en snowboard, je me suis blessé à quelques reprises parce que je ne connaissais pas encore mes limites. Je me suis cassé le coude, le poignet et le bras. J’ai donc visité assez souvent l’orthopédie. Puis, je suis né ici, alors c’est naturel de m’impliquer pour ma communauté », a confié en entrevue le dynamique planchiste.

En fait, le projet s’articule autour du déménagement de l’orthopédie du sous-sol au rez-de-chaussée. Le département, où pratiquent quatre spécialistes, passera ainsi d’une superficie de 166 mètres carrés (1787 pieds carrés) à 494 mètres carrés (5317 pieds carrés), permettant entre autres d’aménager plusieurs salles d’examen, qui seront dotées d’équipements à la fine pointe de la technologie. Ce qui se traduira par un gain d’efficacité considérable pour l’équipe médicale, a indiqué le Dr Étienne Leclerc. « Avec plus d’espace, on pourra voir plus de patients chaque jour. On devrait donc voir le délai d’attente (actuellement 3 à 4 mois) pour une consultation diminuer », a dit le spécialiste.

Son collègue, le Dr Félix Munger, souligne que cet important investissement améliorera la confidentialité. « Se faire examiner la hanche dans le corridor, ce n’est pas souhaitable. Et il n’y a aucun rideau qui coupe le son, a-t-il mentionné. Sans compter les risques de contamination qui seront aussi moins élevés. C’est tout de même de la chirurgie dont il est question ici. »

Nouvelle approche
Le réaménagement de l’orthopédie était attendu de longue date. « Quand je suis venu ici comme résidant en médecine, il y a environ huit ans, c’était déjà dans les cartons », s’est remémoré le Dr Leclerc. D’ailleurs, une récente révision a permis de bonifier le projet, qui est actuellement dans les mains des architectes. « On est retournés à la table à dessin pour vraiment répondre aux besoins des médecins et du personnel soignant. Ce sont eux qui sont au cœur de tout ça », a fait valoir la directrice générale de la Fondation BMP, Lola Landes, précisant qu’une seconde phase d’agrandissement de l’orthopédie pourrait être réalisée « si nécessaire ».

Or, le projet est à ce point prioritaire pour l’hôpital BMP que la Fondation paiera près de 75 % de la facture (1,3 million), tandis que le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie assumera la partie restante. Les travaux doivent être lancés l’automne prochain et s’échelonneront sur environ un an.

Un changement de cap à 180 degrés est aussi préconisé pour la fluidité de la clientèle. « On donne des sons de qualité, mais on a souvent l’impression d’improviser. [...] Actuellement, on a un modèle où le médecin est statique et les patients entrent et sortent d’un local. Le nouveau département fonctionnera à l’inverse. Ce sera un gain considérable », a indiqué le Dr Leclerc.

La relocalisation de l’orthopédie permettra également une meilleure cohésion entre plusieurs départements, regroupés dans un même secteur. On parle notamment de la radiologie et du bloc opératoire. À cela s’ajoute la proximité avec l’entrée principale et l’accueil, haussant l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

Classique BMP : à vélo ou sur les verts

La Classique BMP revient pour une 31e année. Cette fois, les fonds amassés iront au projet de refonte du département d’orthopédie de l’établissement de santé.

La Fondation BMP reprend le concept global qui avait connu un franc succès au cours des dernières années, soit de jumeler golf et vélo. Ainsi, les participants auront le choix de démontrer leur savoir-faire sur les verts, dans le cadre d’une ronde de golf de quatre heures au club de Cowansville, ou de boucler des parcours de 65 km ou 100 km à vélo. 

Notons qu’un maximum de 280 personnes, dont 144 golfeurs, pourront s’inscrire à l’événement via le site fondationbmp.ca. De leur côté, les cyclistes seront encadrés durant leur périple par des membres de l’équipe du Centre national de cyclisme de Bromont.

Une surprise attend toutefois les gens à leur retour au club de golf en fin de journée. En effet, les convives entameront un « voyage culinaire autour du globe », a indiqué la directrice générale de la Fondation, Lola Landes. Les gens pourront notamment déguster des plats du Sénégal, de l’Inde, du Japon, de la Thaïlande et de la Jamaïque. Poursuivant dans la même veine, l’organisation proposera en soirée aux gens présents d’accroître la somme globale amassée lors de la Classique BMP en achetant des items dans une boutique « hors-taxe », plutôt que le traditionnel encan silencieux.