Le premier plan triennal d’immobilisations de l’administration Arseneault semble se concentrer sur les canalisations.

Hausse du compte de taxes à Rougemont

Malgré un gel du taux de la taxe foncière, les Rougemontois­ verront leur compte de taxes augmenter en 2018.

Le taux de taxation pour les immeubles résidentiels, les multilogements, les propriétés agricoles et les terrains vagues desservis demeure à 0,4414 $ par 100 $ d’évaluation foncière. Pour les immeubles commerciaux, le taux demeure stable à 0,833 $ par tranche de 100 $ d’évaluation et celui des immeubles industriels reste à 0,9735 $.

Rougemont maintient la taxe foncière spéciale de cinq cents par 100 $ d’évaluation pour financer les projets spéciaux. Celle-ci servira entre autres à diminuer l’emprunt qui financera les travaux de la Grande-Caroline.

Ajoutons à cela une taxe de deux cents du 100 $ d’évaluation pour financer le centre des loisirs, dont la construction devrait s’achever cette semaine. Il s’agit, selon le maire Arseneault­, d’un « investis­sement important pour la collectivité [...] qui était devenu nécessaire ». 

En outre, le remplacement du coût de collecte des résidus verts par le coût de collecte des matières organiques fait passer ce poste de dépenses de 15,25 $ à 60 $ par porte. En contrepartie, une éco­nomie de près de 5 $ est réalisée pour la collecte­ des ordures.

Ainsi, pour une résidence dont la valeur foncière est de 190 000 $, le compte de taxes subira une augmentation de 7,3 %, soit de 101,65 $. Pour une maison de 300 000 $, la hausse se chiffre à 6,3 %, soit un déboursé supplémentaire­ de 122,66 $.

Budget à la hausse

Le conseil municipal estime que 2017 se terminera avec un surplus d’environ 200 000 $. En un an, la richesse foncière rougemontoise a crû de 1,4 % pour s’élever à 339 349 600 $. 

Pour 2018, Rougemont a donc adopté un budget de 3 837 701 $, en hausse de 9,64 % par rapport à l’année qui s’achève. Pour équilibrer ce budget, la municipalité pigera la somme de 90 000 $ dans son surplus accumulé affecté aux projets spéciaux.

Les dépenses globales pour l’administration et pour la sécurité publique croissent environ de 1 à 2 %. Les investissements alloués au poste de l’aménagement, de l’urbanisme et du développement de la municipalité, de même que ceux dédiés aux loisirs et à la culture, sont respectivement en hausse de 4,3 % et de 4,09 %.

Les dépenses attribuées au traitement des eaux potables et usées, ainsi que l’entretien du réseau d’égouts, sont en légère baisse de 2,3 %.

Le poste budgétaire des matières résiduelles est pour sa part en hausse de 11,38 %, ce qui s’explique notamment par l’arrivée de la collecte des résidus organiques, mais aussi par une augmentation des dépenses dédiées à l’amélioration­ des cours d’eau.

Les déboursés prévus pour le transport croissent pour leur part de 7,61 %, notamment en raison des hausses anticipées des dépenses en voirie municipale et pour l’enlèvement de la neige, ainsi que pour la quote-part allouée à Handi-Bus. 

Investissements triennaux

Le premier plan triennal d’immobilisations de l’administration Arseneault­ semble se concentrer sur les canalisations. 

Pour 2018, 593 400 $ seront investis pour réparer des conduites d’aqueduc et procéder à des améliorations à l’usine de traitement de l’eau et sur des puits. La part du lion sera affectée au chantier de la Grande-Caroline. Un total de 645 000 $ sera investi au cours des deux années suivantes dans des projets similaires.

La réfection de la conduite sanitaire du Rang Double nécessitera à elle seule une dépense d’un million de dollars, l’an prochain. En parallèle, Rougemont s’attaquera à la réfection des conduites d’eau pluviale de la Grande-Caroline et à un problème important d’une canalisation de la Petite-Caroline, nécessitant des investissements de 168 000 $.

Le pavage de la Grande-Caroline et l’aménagement d’un trottoir sur la Petite-Caroline figurent sur la liste des travaux pour 2018.

L’année suivante, 920 000 $ seront injectés pour refaire une partie de la conduite d’eau pluviale et paver un tronçon de 1,6 kilomètre du Rang Double alors qu’en 2020, 750 000 $ seront investis pour d’autres conduites.

Le centre des loisirs accapare une dépense de plus de 800 000 $ en 2018, financé entre autres par des subventions et un emprunt.

Entre autres projets, notons enfin que la municipalité envisage d’aménager un parc en 2019 et qu’un jeu d’eau est dans les cartons en 2020, si une subvention est disponible.

Une facture de 2 M$ pour le centre des loisirs

Le nouveau centre des loisirs de Rougemont, dont la construction devrait se terminer au cours des prochains jours, coûtera finalement près de 700 000 $ de plus que prévu initialement. 

À son annonce en mars, le projet se chiffrait à 1,38 million de dollars. Selon le portrait financier présenté lundi soir aux citoyens, la facture atteindra finalement 2, 058 millions de dollars.

De la somme, 25 000 $ sont attribuables à des imprévus, notamment un oubli concernant la pose de pieux dans la conception des plans et devis. Un peu plus de 1,629 million de dollars concernent la construction du bâtiment. 

Les services professionnels — architectes, ingénieurs et consultants, entre autres — coûteront 50 000 $. Un montant similaire est alloué à l’achat de mobilier et à l’aménagement intérieur de l’endroit, bien que le conseil soit d’avis qu’il n’en coûtera pas autant.

L’aménagement technologique du centre, dont l’installation de caméras et de systèmes de son, coûtera 15 000 $ tandis que les différents affichages intérieurs et extérieurs du centre valent 10 000 $.

La démolition de l’ancien centre, le drainage puis l’aménagement du terrain ont pour leur part coûté 124 662 $ à la municipalité. La facture pour les travaux de raccordement- a coûté 54 000 $.

Enfin, 100 000 $ ont été nécessaires pour refaire l’éclairage extérieur du centre des loisirs, une tâche qui devait être accomplie même si le projet de construction n’avait pas eu lieu.

Pour financer le projet, rappelons que Rougemont a obtenu une subvention de 500 000 $ du programme fédéral PIC 150, qu’elle a autorisé un règlement d’emprunt de 900 000 $ et qu’elle a pigé l’équivalent de 315 000 $ dans son fonds de roulement et dans ses surplus dédiés aux projets spéciaux.

En outre, 115 000 $ proviennent de commandites et un peu moins de 230 000 $ sont issus des budgets 2017 et 2018. Marie-Ève Martel