Dre Colette Bellavance, directrice des services professionnels au CIUSSS de l’Estrie
Dre Colette Bellavance, directrice des services professionnels au CIUSSS de l’Estrie

Hausse des refus de rendez-vous médicaux

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
Avoir un rendez-vous de suivi pour un problème de santé n’est parfois pas une sinécure. La liste d’attente peut être longue. Or, de plus en plus de gens refusent leur rendez-vous, notamment de peur de contracter la COVID-19. Une situation que déplore le CIUSSS, entre autres en raison de la détérioration possible de l’état de santé de certains individus. L’organisation réitère donc que «toutes les mesures de protection requises sont en place».

«Tous les jours, dans les centrales de rendez-vous, des patients sont appelés parce que c’est leur tour. Dans les raisons personnelles de refus d’un rendez-vous, on a de plus en plus de gens qui évoquent la COVID», a mentionné la directrice des services professionnels au CIUSSS de l’Estrie, Dre Colette Bellavance.

Une telle décision n’est pas sans conséquence pour bien des patients, a-t-elle souligné. «C’est clair que les personnes sur des listes d’attente en médecine spécialisée sont des patients dont l’état de santé requiert un suivi. [...] Il peut y avoir des impacts sur la santé. Et il y a probablement plus de risque de reporter et d’allonger les délais que de risque réel d’attraper la COVID-19 en venant à un rendez-vous.»

Notons qu’après un premier refus de rendez-vous médical, les personnes sont rappelées pour fixer une date ultérieure. Idem la seconde fois. Or, un troisième refus fait en sorte que les noms des patients sont retirés des listes d’attente. Ils doivent par la suite revoir leur médecin pour réévaluer le dossier.

Sécurité

Rien n’est laissé au hasard dans le réseau de la santé pour minimiser les risques de propagation du virus, a réitéré la Dre Bellavance. Outre le port du masque obligatoire, décrété récemment par le gouvernement Legault, le recours à la télémédecine est préconisé autant que possible. Les mesures de distanciation sont appliquées «rigoureusement» dans les cliniques externes, a-t-elle assuré.

De plus, «les plans de rendez-vous font en sorte qu’il y a moins d’achalandage dans les salles d’attente», a indiqué la représentante du CIUSSS. On demande également à certains patients de se présenter quelques minutes à l’avance à leur rendez-vous. Les gens attendent le feu vert dans leur voiture avant de se présenter dans l’établissement.

Centres de dépistage

Au cours des derniers jours, l’achalandage accru dans les centres désignés de dépistage de COVID-19 a fait en sorte que les délais d’attente ont monté en flèche, notamment au point de service du Cégep de Granby.

Selon Colette Bellavance, la situation s’améliore rapidement. «Avec le dépistage sans rendez-vous, il y a des vagues. [...] Ça va bien dans les centres [en Estrie]. On a mis le personnel approprié pour faire face à la demande.»

Dre Bellavance a par ailleurs réitéré l’importance de donner l’heure juste concernant les symptômes de COVID lors de la prise de rendez-vous pour des suivis médicaux. «C’est primordial pour éviter la propagation du virus.»