Les budgets annuels des deux OBV de la région ont presque été doublés par le gouvernement québécois.

Hausse des budgets des OBV de la région

Les organismes de bassin versant (OBV) de la Yamaska et de la baie Missisquoi pourront miser sur des budgets plus élevés pour mettre en œuvre leur plan directeur de l’eau. Leur budget vient presque de doubler et Québec leur verse l’argent immédiatement pour les trois prochaines années.

L’OBV Yamaska voit ainsi son budget annuel passer de 125 000 $ à 244 000 $, tandis que l’OBV baie Missisquoi pourra compter sur un budget annuel de 239 250 $. Les deux organisations recevront donc 732 000 $ et 717 750 $, a annoncé lundi le ministre responsable de l’Estrie et député de Sherbrooke, Luc Fortin.

« On est très contents, c’est certain. On n’avait pas eu d’augmentation depuis 2009 », signale Alex Martin, directeur général de l’OBV Yamaska. « Ça va nous donner plus de marge de manœuvre pour faire notre travail », a-t-il dit en entrevue.

Les plans directeurs de l’eau contiennent des mesures pour améliorer la qualité de l’eau. Ils sont le fruit de concertations avec les utilisateurs de l’eau, soit les agriculteurs, les municipalités et les riverains.

L’OBV Yamaska, explique M. Martin, utilisera une partie de son nouveau budget pour sensibiliser les jeunes sur les impacts de la qualité de l’eau des rivières et lacs. L’organisation implantera le programme J’adopte un cours d’eau dans des écoles de son territoire.

L’annonce gouvernementale ne concerne pas la campagne de financement de 560 000 $ de l’OBV Yamaska, a indiqué M. Martin. Il s’agit de deux choses distinctes.

L’OBV veut amasser de l’argent pour financer ses projets en lien avec la rivière ainsi que ceux d’autres organisations concernant des cours d’eau dans le bassin versant de la Yamaska.

C’est dans cette optique que les caisses Desjardins de Granby—Haute-Yamaska, de Waterloo et de Brome-Misssiquoi ont versé au début du mois d’avril 150 000 $ à l’OBV. L’argent servira à financer en partie deux projets: à conseiller les industries pour qu’elles réduisent leur consommation d’eau de six millions de litres par année et à atténuer les effets des changements climatiques sur le débit des trois branches de la rivière Yamaska.