Pascal Bonin, Michel Pinault, Francine Charland et François Méthot-Borduas ont procédé mercredi à l’inauguration de la halte piétonnière des Générations.

Halte piétonnière des Générations: une signature unique

Après le parc Pelletier à Granby, au tour du parc de la station ABC, en bordure du lac Boivin, d’avoir subi une transformation en profondeur. L’endroit a aussi changé de nom en cours de route. La nouvelle halte piétonnière des Générations a été inaugurée mercredi.

Une flopée de personnes ont contribué à changer le visage de cet espace vert autrefois vacant, en bordure de la piste cyclable. À commencer par les collaborateurs de l’Atelier 19, qui se définit comme un organisme d’art communautaire, et l’équipe du service des travaux publics de la Ville. Ils ont uni leurs forces pour un travail de cocréation et de coopération, s’est réjoui le maire, Pascal Bonin. En a résulté un parc avec une signature « unique », estime le maire Bonin, qui souligne aussi que Granby continue ainsi à porter l’appellation de « la ville des parcs et fontaines ».

« Je trouve qu’avoir des parcs comme ça et avoir des projets de cocréation met l’accent sur l’importance de l’expérience humaine et d’oser faire les choses différemment », dit Pascal Bonin.

La directrice de l’Atelier 19, Francine Charland, a semé la graine qui a permis à ce projet d’éclore. Elle a lancé l’idée en 2015, lors de l’inauguration d’une des murales réalisées par l’Atelier sur un des murs de la station de pompage ABC, d’aménager un parc à cet endroit. Le directeur général de la Ville, Michel Pinault, a confié ce dossier à la contremaître aux parcs et terrains de jeu à la Ville, Danielle St-Jean. La collaboration de tous a permis de jeter les bases de ce qui est devenu la halte piétonnière, a fait valoir Mme Charland.

Cycle de l’eau
L’endroit accueille entre autres le Cercle des rencontres, composé de sept bancs de parc recyclés et décorés d’oeuvres en mosaïque, des sculptures de tortues, elles aussi recouvertes de mosaïque, et des poubelles transformées en jardinières. Quelque 125 pavés de mosaïque sont aussi disséminés sur le site. Des artistes, une centaine de participants, ainsi que des élèves de l’école des Jeunes explorateurs ont participé à la confection de ces oeuvres.

Un piano public, l’oeuvre d’art Soupir de Gaïa de l’artiste granbyenne Joane Leduc et un kiosque de bois, qui accueille une exposition photos de Bernard Valiquette sur la rivière Yamaska, font aussi partie de l’aménagement du parc.

L’artiste granbyenne Joane Leduc a produit sa première oeuvre publique avec Soupir de Gaïa.

L’endroit a toutefois aussi été conceptualisé pour permettre « une prise de conscience sur les éléments sensibles, que ce soit la faune, la flore, l’air et l’eau », a souligné le directeur des travaux publics à la Ville, François Méthot-Borduas.

Des bassins de rétention ont été aménagés pour « ralentir le cycle de l’eau ». « Au lieu d’avoir un affluent d’eau, par exemple après une averse de pluie majeure qui amène plein de sédiments dans le lac, les bassins de rétention permettent la percolation de l’eau dans le sol et une filtration naturelle. L’eau qui va vers le lac Boivin est de meilleure qualité. L’idée derrière tout ça est de recréer de façon naturelle un cycle de l’eau pour minimiser les impacts environnementaux », explique-t-il.

Le choix des végétaux, qui nécessitent peu d’entretien, a été réfléchi afin de créer un parc « de la façon la plus écologique possible », souligne en outre M. Méthot-Borduas.

Espèces menacées
La Fondation pour la sauvegarde des écosystèmes (SÉTHY) a aussi mis la main à la pâte en réalisant des panneaux d’informations sur les espèces fauniques et floristiques menacées qui peuvent être observés dans le secteur.

« C’est vraiment un site dédié à la protection de l’environnement », indique Bernard Valiquette, porte-parole de la Fondation.

L’emblème floral de la Ville, l’asclépiade, mis en terre en 2016 par le club-conseil Gestrie-Sol à proximité du parc, a aussi été conservé et intégré au projet.

Le projet a nécessité un investissement de 185 000 $, selon le directeur général Michel Pinault.

Le maire Bonin affirme par ailleurs que cette formule de cocréation sera reprise pour d’autres projets. « C’est la suite logique du réaménagement du parc Pelletier, qui a amené une autre vision différente. La cocréation va continuer. Ça fait deux parcs qu’on fait comme ça et ça a fonctionné. (...) Il y a déjà d’autres projets de cocréation à venir », dit-il, sans toutefois entrer dans les détails pour le moment.