La MRC de la Haute-Yamaska veut mettre un terme aux dépôts sauvages sur son territoire.

Halte aux dépôts sauvages en Haute-Yamaska

Malgré la présence de deux écocentres en Haute-Yamaska, certains résidants continuent de jeter leurs gros rebuts en pleine nature. Pour attirer leur attention, la MRC prépare une campagne visuelle de sensibilisation.
Sur le territoire de la Haute-Yamaska, une vingtaine de sites ont déjà été identifiés comme étant particulièrement propices aux dépôts sauvages. Il s'agit toutefois d'une liste préliminaire, qui pourrait être revue à la hausse. Les municipalités de la Haute-­Yamaska - Granby, Waterloo, Roxton Pond, Saint-Alphonse-de-Granby, Shefford­, Sainte-Cécile-de-Milton­, Saint-Joachim-de-Shefford et Warden­ - seront mises à contribution­ pour bien les cibler. 
Fossés, bouts de rang, station­nements, abords de piste cyclable... les contrevenants ne manquent pas d'imagination quand vient le temps de disposer discrètement de leurs matières indésirables. Ils s'y rendent pour se débarrasser principalement de meubles, de pneus et de divers matériaux de construction, indique la coordonnatrice aux communications de la MRC, Marlène­ Pawliw. 
Ces dépôts sauvages sont plus fréquents lors du « ménage du printemps » et à l'automne, où les résidus verts et les branches sont plus abondants. 
« Il faut que ces matières soient traitées et valorisées de la bonne façon », insiste Mme Pawliw. 
Née d'une volonté politique, cette campagne se déploiera au printemps 2018. « C'est un problème d'hygiène publique. Mais ce n'est pas différent d'ailleurs et ce n'est pas une problématique très répandue­ », assure-t-elle cependant. 
Peu d'initiatives de lutte aux dépôts sauvages seraient d'ailleurs en cours au Québec, selon la dame.
Celle-ci rappelle que les écocentres de Granby et de Waterloo­ permettent justement aux citoyens de toute la Haute-Yamaska de disposer sans frais d'une multitude de déchets encombrants. Tant qu'à utiliser un véhicule pour aller jeter ces matières illégalement, pourquoi ne pas se rendre simplement dans un écocentre, suggère Mme Pawliw.
D'autant plus que ces instal­lations constituent des ressources gratuites et accessibles. « C'est désolant de voir que certaines personnes vont toujours déposer leurs déchets dans un fond de rang, malgré les efforts déployés dans les écocentres, où l'achalandage et le tonnage de matières augmentent chaque année. Ce sont peut-être des personnes qui ont conservé de vieilles habitudes d'avant l'arrivée des écocentres », croit-elle.
Mandat accordé
Le mandat pour la confection graphique des affiches de la campagne a été confié à la firme Pixel et Paillettes pour la somme de 3250 $ plus taxes. 
« Le contenu de ces panneaux est encore à l'étape embryonnaire. Le texte n'est pas déterminé », laisse entendre Marlène Pawliw.
La production des affiches - dont la quantité reste à préciser - est prévue pour le début de la prochaine année. Les coûts pourraient être partagés entre les municipalités locales et la MRC, note la porte-parole. 
La MRC opterait pour deux formats d'affiches, pour les adapter aux différents sites visés par la campagne. 
Lors de signalements de dépôts sauvages, ce sont généralement les employés des travaux publics des municipalités concernées qui doivent se déplacer pour récupérer les déchets.
Les individus responsables de ce type de délit s'exposent à des amendes dont le montant varie selon les municipalités, mais la pénalité maximale est de 300 $.