Deux projets tiennent à cœur à Guy Patenaude : l’établissement d’un marché public permanent au centre-ville de Cowansville et l’aménagement de bassins de captation des sédiments pour le lac Davignon.
Deux projets tiennent à cœur à Guy Patenaude : l’établissement d’un marché public permanent au centre-ville de Cowansville et l’aménagement de bassins de captation des sédiments pour le lac Davignon.

Guy Patenaude mise sur son expérience

Michel Laliberté
Michel Laliberté
La Voix de l'Est
Le prochain conseil municipal de Cowansville comptera au moins trois nouveaux visages. Le candidat à la mairie Guy Patenaude croit être en mesure de les aider à bien s’acquitter de leurs responsabilités.

« J’ai de l’expérience dans le monde municipal et parmi tous les candidats pour devenir maire, je suis celui qui peut le mieux les guider dans leur nouveau rôle », assure celui qui ne sollicite qu’un mandat. « J’ai la capacité à faire ce travail. »

M. Patenaude mise sur son expérience pour convaincre les électeurs de lui confier le poste de maire le 5 novembre. Il rappelle qu’il a dirigé la municipalité de Notre-Dame-du-Mont-Carmel (1993 à 1997) et siégé en tant que conseiller du quartier Ruiter à Cowansville (2009 à 2013). Il a été défait comme candidat à la mairie en 2013 par le maire sortant Arthur Fauteux.

Deux projets tiennent à cœur au candidat : un marché public permanent et la santé du lac Davignon.

Une ville comme Cowansville, croit M. Patenaude, doit avoir un marché public. Il s’agit d’une infrastructure nécessaire pour dynamiser le centre-ville et pour inciter les gens à y venir pour faire leur épicerie, selon lui. Il souligne que les deux seuls supermarchés de la municipalité, le IGA et le Super C, sont éloignés du centre-ville. Or, fait-il remarquer, une partie importante de la population habite à proximité du centre-ville.

« On a beaucoup de familles et de personnes âgées au centre-ville. Ça peut être assez compliqué pour elles de faire leur épicerie. Il faut que la Ville entreprenne quelque chose », dit-il.

M. Patenaude propose d’installer un marché public où les gens pourraient acheter leurs fruits et légumes ainsi que d’autres produits. Un tel marché pourrait être aménagé dans le stationnement du Domaine du Parc, dit-il, rappelant que la Ville est propriétaire des terrains. « On ne veut pas d’un marché pris entre deux rues ouvert le samedi pendant quatre ou cinq heures. Ça prend un marché permanent­ ouvert tous les jours. »

Pour le lac, le candidat à la mairie propose d’aménager des bassins de captation des sédiments. « Le lac est saturé de sédiments. Depuis longtemps. On en parlait quand j’étais au conseil. La Ville n’a rien fait. Il est temps d’agir », affirme-t-il.

Dans la foulée, M. Patenaude appelle également à la collaboration avec les autres municipalités présentes dans le bassin versant du lac Davignon. Améliorer la santé du lac exige des gestes de leur part, dit-il. « Il faut travailler en amont. On peut le faire en faisant appel au jugement des gens, en leur parlant. »

Sur ce point, M. Patenaude déplore la ligne dure évoquée par Réjean Lehoux pour contraindre les autres municipalités du bassin versant à collaborer. Son adversaire au poste de maire suggère que Cowansville réduise ou cesse d’offrir certains de ses services aux citoyens de ces municipalités si ces dernières refusent de l’aider dans ses efforts pour améliorer la santé du lac. « Ces villes achètent nos services. Nous avons besoin d’elles. On ne peut pas les menacer comme ça. Il faut leur parler respectueusement et trouver ensemble des solutions. »

Campagne frugale

Comme en 2013, M. Patenaude investira peu d’argent dans sa campagne. Moins de 1000 $, a-t-il dit. « Quand on fait un bon porte-à-porte, on n’a pas besoin de pancartes. Ça n’a pas d’impact. Quand tu rencontres les gens, ils te voient, te parlent. Le terrain, c’est ça qui est efficace. C’est plus efficace que de nous voir sur des pancartes », explique-t-il.

L’avantage de mener une campagne frugale, ajoute-t-il, est qu’elle permet de conserver une pleine liberté. « La seule contribution monétaire à ma campagne, c’est la mienne. Je ne dois rien à personne. Comme ça, je peux faire mon travail pour faire avancer­ la municipalité. »

M. Patenaude poursuit son porte-à-porte. Il a terminé la semaine dernière le quartier Ruiter et a entrepris de frapper à toutes les portes du quartier Davignon. Il entend s’arrêter aux quelque 4000 portes de la municipalité.

Un conseil différent

Le visage du prochain conseil sera bien différent. Le fait que deux conseillères sortantes, Sylvie Beauregard et Corinne Labbé, briguent la mairie a libéré leurs quartiers respectifs : Fordyce et Ruiter. Le poste du quartier Bruck, occupé depuis 1994 par le conseiller Michel Charbonneau, est également disponible.

Les conseillers sortants Marie-France Beaudry (quartier Vilas) et Yvon Pépin (quartier Davignon) ont été réélus sans opposition. Daniel Marcotte, qui était seul en lice, a pour sa part été élu comme conseiller du quartier Fordyce.

Trois candidats se font la lutte dans le quartier Ruiter (Claude Houle, Philippe Mercier et Denis Pépin) ainsi que dans le quartier Bruck (Chaben Bédard Mohamed, Marc-André Lacroix et Stéphane Lussier). La conseillère sortante dans le quartier Sweetsburg, Lucille Robert, sollicite un troisième mandat. Elle affronte Jeanne Ducharme.