Pour bien terminer le travail entamé, le maire sortant de Saint-Césaire, Guy Benjamin, demandera quatre ans de plus à ses concitoyens aux élections du 5 novembre.

Guy Benjamin veut poursuivre le travail

Pour bien terminer le travail entamé, le maire sortant de Saint-Césaire, Guy Benjamin, demandera quatre ans de plus à ses concitoyens aux élections du 5 novembre.
« J'ai encore le goût de m'impliquer. On a beaucoup de projets, c'est motivant. On a avancé beaucoup de choses durant les quatre dernières années. Et on a acquis de l'expérience, en tous cas ! » lance-t-il, rieur.
« L'expérience », ce sont les nombreux imprévus qui sont venus mettre la patience, la débrouillardise, la résilience et l'ingéniosité du conseil municipal à l'épreuve : l'incendie du chalet du club de golf, au lendemain de l'élection générale ; l'expropriation de près d'une dizaine de propriétés pour faire place à l'agrandissement de l'école primaire St-Vincent, un projet ayant coûté trois millions de dollars à Saint-Césaire ; et bien sûr, la fermeture précipitée de l'aréna Guy-Nadeau et la volonté politique d'en bâtir un nouveau.
Ce projet tient à coeur au maire sortant, et il compte bien le mener à son terme, quelle qu'en soit la conclusion. « Le projet qu'on aura devra respecter nos moyens. Il dépendra de la capacité des contribuables à payer », a-t-il réitéré.
« On a jusqu'à présent une centaine d'appuis moraux [venant] de commerces locaux, de certaines municipalités. Une pétition citoyenne est en marche. On a rencontré des ingénieurs et on travaille sur le dossier. On attend d'en savoir plus sur le prochain appel de projets du Fonds des petites collectivités pour la suite des choses », a ajouté M. Benjamin.
Continuité
En parallèle, Saint-Césaire, sous la gouverne de M. Benjamin­, a fait progresser d'autres dossiers, dont la réfection du Complexe sportif et d'importants travaux d'infrastructures. Des projets qui se sont réalisés en respectant encore une fois la capacité de payer des contribuables, et qui seront à poursuivre pour les quatre prochaines années. « On est dans les infrastructures, les rues et les égouts, il faut aussi régler le dossier de l'eau potable, obtenir une autorisation de la CPTAQ pour dézoner des terrains pour des constructions résidentielles­... » énumère l'élu.
La continuité guidera son prochain mandat, si M. Benjamin est à nouveau porté au pouvoir. « On sait où on s'en va, confie-t-il, faisant référence à plusieurs de ses collègues du conseil municipal ayant l'intention de se représenter, eux aussi. Il y a une bonne entente entre nous. »
Ce prochain mandat pourrait bien être le dernier, croit M. Benjamin­. « J'ai encore le goût (de la politique), mais j'aimerais qu'il y ait de la relève, de nouvelles idées, explique-t-il. C'est important que la jeunesse, et aussi des femmes, s'impliquent et prennent leur place. »
Élu maire par acclamation en mars 2012 à la suite de la démission de son prédécesseur Serge Gendron, Guy Benjamin, qui a été élu conseiller en 2009, n'avait pas eu d'opposant lors du scrutin de novembre 2013, tout comme l'ensemble des candidats aux postes de conseillers municipaux.
Le projet de station-service en veilleuse
Le projet de bâtir une nouvelle station-service sur la route 112 est mis sur la glace le temps de la campagne électorale.
Rappelons qu'à la fin août, un nombre suffisant de citoyens avaient signé le registre pour s'opposer au changement de zonage nécessaire à la concrétisation du projet évalué à quatre millions de dollars. Le choix de reculer ou de tenir un référendum sur l'avenir du projet reviendra aux membres du futur conseil, a laissé entendre M. Benjamin.
« Avoir fait un référendum, avec les délais prévus par la loi, nous aurait placés directement durant la campagne électorale, souligne-t-il. La décision va se prendre avec le futur conseil. »