Des bénévoles installés à l’angle des rues Fréchette et La Fontaine, à Granby, récupèrent les sacs de denrées et les mettent dans des boîtes avant de les envoyer au centre de tri à l’occasion de la première­ journée de la Guignolée de SOS Dépannage.

Guignolée: 1200 bénévoles mettent la main à la pâte

De plus en plus de bénévoles font le voyage jusqu’à Granby pour se joindre à l’équipe de SOS Dépannage - Moisson Granby lors de la première journée de la Guignolée, le dimanche 1er décembre, rapporte le président de l’organisme, Sylvain Larivière. Ils n’ont pas hésité à parcourir les kilomètres pour la bonne cause. Parmi eux, certains arrivaient de Québec, Montréal, Laval, ou encore Gatineau. Tout sourire, 1200 bénévoles (!) ont donné généreusement de leur temps pour aider les gens dans le besoin.

La machine est bien rodée puisqu’il s’agit de la 29e mouture de la collecte de denrées de SOS dépannage.

« C’est une grosse journée, on récolte le trois quarts des dons lors du premier jour de la collecte », indique Sylvain Larivière, qui espérait que les citoyens soient prêts, avant le début des activités dimanche.

« Le bénévolat c’est pas quelque chose que tu attrapes soudainement, tu l’attrapes en y participant. Une fois que les gens goûtent au plaisir qu’on a, ils reviennent », assure le président de SOS Dépannage, Sylvain Larivière.

Les habitants de Granby, Saint-Alphonse-de-Granby, Sainte-Cécile-de-Milton, Saint-Paul-d’Abbotsford et Roxton Pond ont reçu des sacs à remplir à cet effet dans leur Publisac. La brigade de bénévoles s’est donc affairée, dimanche, à recueillir les dons, en faisant du porte-à-porte selon le parcours qui leur a été attribué, et a rapporté les sacs au camion le plus proche.

De là, une première séparation des produits est faite avant d’arriver au centre de tri, où plus de 450 personnes s’affairent à trier les denrées afin de les retrouver facilement durant l’année lorsque ce sera nécessaire.

Processus strict

Sylvain Larivière et son équipe de bénévoles se sont occupés de remplir le camion au croisement des rues La Fontaine et Fréchette à Granby. « Toutes les denrées qu’on reçoit dans des sacs, on les trie dans les boîtes. C’est important de respecter le processus parce que chaque petit détail qu’on manque ici a un gros impact à l’autre bout de la chaîne », soutient-il.

Sylvain Larivière, président de SOS Dépannage - Moisson Granby

Au cours des trois prochains jours, au centre de tri, les bénévoles de tous âges classeront les produits dans des petites boîtes qui seront envoyées sur un tapis roulant, au son d’une musique entraînante et dans la bonne humeur. Des équipes récupéreront ensuite les produits selon leur mandat. « Les pâtes alimentaires, les fèves au lard, les bouteilles de sirop d’érable : ils ont chacun leur endroit spécifique dans l’entrepôt donc tout au long de l’année. Si on a besoin de sirop d’érable, on sait exactement où aller le chercher », précise Sylvain Larivière.

Les denrées récoltées permettront d’aider les moins fortunés à se nourrir tout au long de l’année.

Les paniers de Noël ne sont plus offerts afin de permettre aux banques alimentaires d’étirer les provisions sur une plus longue période de temps.

Pascal et Philippe, deux frères, participent à l’événement depuis qu’ils sont enfants.

Une tradition du temps des Fêtes

« Plusieurs personnes viennent de Granby, mais ont déménagé ailleurs, et elles reviennent accompagnées de leurs proches », constate Sylvain Larivière. Sur la rue Reynolds, La Voix de l’Est a croisé une équipe de bénévoles qui cogne à toutes les portes pour récolter les sacs de denrées.

« Je le fais depuis l’enfance, mais j’ai déménagé à l’extérieur. J’ai invité ma meilleure amie et mon copain à participer cette année, c’est vraiment plaisant », témoigne Karine, de Sainte-Marthe-sur-le-Lac. « Toute bonne cause mérite d’être défendue, peu importe l’endroit, donc on est là », ajoute Cindy, originaire de Laval.

À l’étape suivante, deux frères résidant à Granby, Pascal et Philippe, assurent faire partie de l’escouade de bénévoles depuis 27 ans, alors qu’ils étaient âgés respectivement de 13 et 6 ans.

Cindy, Kevin et Karine font du porte-à-porte pour récolter les sacs de denrées.

Alain Bourdon est quant à lui monté de Montréal pour sa première participation « C’est une histoire familiale », remarque-t-il. Le frère de M. Larivière fait le voyage de Terrebonne depuis qu’il « a goûté » à l’expérience du bénévolat l’année dernière et qu’il est « rendu addict », rigole le président de SOS Dépannage.

Au centre de tri, la famille Francoeur composée de Rose, Jeanne et Martin, récupère les boîtes de conserve de petits pois qui passent sur le tapis. C’est la deuxième année qu’ils offrent leurs services. « C’est important pour aider les gens et avec la musique, c’est entraînant et c’est une belle journée », affirme Rose, 11 ans.

« Le bénévolat ce n’est pas quelque chose que tu attrapes soudainement, tu l’attrapes en y participant. Une fois que les gens goûtent au plaisir qu’on a, ils reviennent », assure le président de l’organisation.

OBJECTIF: 85 TONNES DE NOURRITURE

Lors des deux dernières éditions, l’organisme a récolté 66 tonnes métriques de nourriture lors de la première journée de la Guignolée. 

L’an dernier, c’est 82,8 tonnes métriques qui avaient été amassées au total, alors qu’on espère dépasser 85 tonnes d’ici la fin de la collecte, le 15 janvier prochain.