Une dizaine d’employés du Groupe Millet Plastics ont reçu leur diplôme du DEP qu’ils ont complété en décembre dernier.

Groupe Millet Plastics: une dizaine d’employés diplômés

La première cohorte d’employés de l’usine Groupe Millet Plastics a officiellement reçu leur diplôme attestant l’obtention de leur DEP comme opérateurs d’équipement de production. Ils ont complété à l’automne dernier une formation de 900 heures afin de maîtriser leur nouveau métier et ainsi permettre le lancement de l’usine appartenant au groupe français qui a récemment mis les pieds dans la Belle Province.

L’ambiance était à la fête dans le petit local de l’usine fraîchement construite du Groupe Millet Plastics. Les dix employés ont terminé leur formation à la fin 2018 et ont déjà commencé à mettre en application leur savoir-faire sur le plancher.

« À 58 ans, disons que ce n’était pas dans mes plans de revenir sur les bancs d’école. Cela a été difficile par moment, mais en bout de ligne, ce fut une super expérience », confie Manon Leclair, l’aînée du groupe de diplômés.

Ézéchiel Foisy a quant à lui sauté sur l’opportunité de compléter une formation professionnelle. « J’ai été au cégep, mais j’ai lâché. Je sentais que ce n’était pas pour moi. J’ai vu l’offre d’emploi, les conditions étaient bonnes et ça m’a permis d’obtenir un diplôme », soutient-il.

Démarrage

Pour le président de la filiale canadienne de groupe, Dominique Millet, la formation était une belle façon de démarrer la production de l’usine.

« Ça permet de fédérer les employés, de les souder entre eux. Ça leur donne tous les outils pour qu’ils réussissent dans leurs tâches et c’est vrai qu’ils nécessitent un peu moins d’encadrement que les nouveaux », reconnaît l’industriel.

Aux dires des principaux intéressés, l’entreprise familiale entretient une vision de proximité avec ses employés. Dominique Millet souhaite toutefois qu’ils s’investissent réellement au sein de l’entreprise.

« Je dis aux salariés en France que j’aurais de la difficulté à leur faire confiance s’ils viennent à l’usine seulement pour récolter le chèque et la sécurité. Par contre, il y aura des possibilités d’avancement pour ceux qui sont motivés. »

Son entreprise n’avait pas ouvert de nouvelle usine depuis près d’une cinquantaine d’années. S’il se montre satisfait du résultat à Granby, Dominique Millet avoue qu’il ne dupliquerait pas le modèle appliqué à Granby si l’entreprise devait construire un nouveau lieu de production. « C’est énormément de capitaux à investir pour la construction et la formation », confie l’homme d’affaires.

Recrutement

Le Groupe Millet Plastics a commencé ses recherches de personnel à l’automne dernier via l’organisme Emplois Compétences.

Dix-huit personnes ont ainsi été recrutées pour prendre part à la formation de 900 heures qui s’est déroulée entre Granby et Magog.

« Pour nous éviter d’avoir à nous rendre à Magog tous les jours, ils ont concentré le cours en quatre jours intensifs chaque semaine à Granby et une journée à Magog plus pratique sur les machines », précise Mme Leclair.

L’entreprise planifiait initialement débuter sa production en janvier.

« Des retards dans la livraison des machines notamment nous ont forcés à retarder un peu. Nous avons pu démarrer l’usine, mais la vraie production a débuté au début juin », explique le directeur de l’usine Jean-Nicolas Dupéré.

L’usine de Granby de Groupe Millet Plastics compte près d’une trentaine d’employés.

Le Groupe Millet Plastics prépare une seconde phase de recrutement qui devrait se tenir à la mi-juillet.

« Ce sera un autre processus. Nous allons organiser des visites de l’usine. Il y aura une vingtaine de postes de disponibles », avance le directeur de l’usine Jean-Nicolas Dupéré.