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Gestion JAF Leduc, propriétaire d’un des deux terrains au coeur d’un mouvement citoyen pour la protection du Boisé Quévillon, a accepté une offre d’achat du Groupe Lobato en décembre dernier, a appris La Voix de l’Est.
Gestion JAF Leduc, propriétaire d’un des deux terrains au coeur d’un mouvement citoyen pour la protection du Boisé Quévillon, a accepté une offre d’achat du Groupe Lobato en décembre dernier, a appris La Voix de l’Est.

Groupe Lobato veut acquérir un des terrains du Boisé Quévillon

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
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Un des deux terrains au coeur du mouvement citoyen pour la protection du Boisé Quévillon est sur le point de changer de mains. Gestion JAF Leduc, propriétaire d’un terrain de 40 hectares, a accepté une offre d’achat du Groupe Lobato en décembre dernier, a appris La Voix de l’Est.

Le promoteur réalise présentement une série d’études environnementales, conditionnelles à l’offre. «On a signé une offre d’achat. On suit les étapes de cette offre», a affirmé mercredi le président de l’entreprise, José Lobato.

Ce dernier estime toutefois qu’il est prématuré pour l’instant d’avancer quoi que ce soit au sujet du développement qui pourrait être réalisé sur ce terrain de 400 000 mètres carrés (4,3 millions de pieds carrés).

Une fois, les études complétées, Groupe Lobato, à la barre d’autres développements à Granby et à Bromont, dont le Cercle des Cantons, pourra peaufiner davantage l’éventuel projet qui pourrait être présenté à la Ville.

Chose certaine, M. Lobato souligne que le terrain convoité à Granby est zoné blanc. La construction y est donc permise. «C’est un terrain qui est planifié pour être développé», dit-il.

José Lobato dit être bien conscient que certains citoyens souhaitent la protection du Boisé Quévillon. Mais pour l’heure, même s’il est fréquenté par un nombre important de randonneurs à partir de l’impasse de la rue Bourget Est, le terrain ne leur appartient pas, rappelle-t-il.

José Lobato dit être bien conscient que certains citoyens, appuyés notamment par le conseiller municipal Jean-Luc Nappert, souhaitent la protection du Boisé Quévillon. Mais pour l’heure, même s’il est fréquenté par un nombre important de randonneurs à partir de l’impasse de la rue Bourget Est, le terrain ne leur appartient pas, rappelle-t-il.

«C’est facile d’utiliser le terrain des autres, mais ce n’est pas leur terrain pour l’instant. (...) La Ville aura des choix à faire», dit José Lobato, dont l’entreprise est aussi active dans la région de Beloeil, Saint-Bruno-de-Montarville et Saint-Hilaire.

Aucune approche

L’une des copropriétaires de Gestion JAF Leduc, Annie Leduc, confirme que sa famille, propriétaire du terrain depuis plus de 100 ans, a accepté l’offre d’achat du Groupe Lobato.

La fréquentation du boisé a augmenté de façon très importante, surtout au cours de la dernière année, confirme-t-elle. «Les gens pensent que c’est public, mais là, il y a beaucoup de circulation», dit-elle.

Mme Leduc dit par ailleurs trouver «décevant» que les membres du comité des Ami.e.s du Boisé Quévillon n’aient tenté aucune approche avec les membres de sa famille pour discuter de la sauvegarde de la forêt. «Ils nous ont juste contactés la veille du point de presse pour nous dire que ça allait se passer», déplore-t-elle.

Le plus grand des deux terrains du Boisé Quévillon pourrait changer de main. La famille Leduc a accepté une offre d’achat du Groupe Lobato, a appris La Voix de l’Est.

En début de semaine, le regroupement de citoyens a affirmé que les propriétaires des terrains ont refusé il y quelques mois que la Fondation pour la sauvegarde des écosystèmes de la Haute-Yamaska (SETHY) réalise une caractérisation des lieux. «C’est vrai qu’ils nous ont contactés pour proposer de faire ça. Mais c’est tout. La discussion n’est pas allée plus loin que ça», fait valoir Annie Leduc.