La grève a été évitée de très peu au parc national de la Yamaska grâce à une entente de principe conclue entre la SÉPAQ et le syndicat des employés samedi matin.

Grève évitée de peu au parc national de la Yamaska

La grève a été évitée de très peu au parc national de la Yamaska grâce à une entente de principe conclue entre la SÉPAQ et le syndicat des employés samedi matin.

Six établissements de la SÉPAQ étaient déjà en grève depuis mercredi dernier. À compter de samedi, vingt-trois autres parcs, incluant celui de la Yamaska, devaient se joindre au mouvement afin d’exercer une pression supplémentaire sur les négociations.

Cela ne s’est toutefois pas produit puisque la SÉPAQ et le syndicat des employés, le SFPQ, ont trouvé un terrain d’entente.

« Nous sommes ravis d’être parvenus à une entente de principe avec le syndicat et à faire en sorte que les impacts sur les vacances des Québécois aient été réduits au minimum », a annoncé le président-directeur général de la SÉPAQ, samedi matin, par voie de communiqué.

Ainsi, depuis samedi, plus aucun établissement de la SÉPAQ ne compte d’employés en grève ; c’est le retour à la normale pour tous ces établissements.

Opérations normales

Dans son communiqué, la SÉPAQ avertit que les opérations normales des parcs auraient pu être chamboulées en début de journée, samedi.

Ça n’a cependant pas été le cas au parc national de la Yamaska, comme a pu le constater La Voix de l’Est, de passage peu après 8 h, samedi matin.

« Tout est dans l’ordre, on est bien contents de voir que tout le monde est là et souriants ce matin », assure le directeur du parc Alexandre Brousseau.

La menace de grève ne semble pas plus avoir découragé les vacanciers de se rendre au parc. « Au contraire, on s’attend à avoir une belle journée avec la belle température », avance M. Brousseau.

Si le site était relativement tranquille samedi matin, quelques visiteurs commençaient déjà à arriver lors du passage du journal.

« La grève ne m’inquiétait pas. Je partais de Saint-Hubert, donc j’ai tout de même appelé pour m’assurer que j’allais avoir accès au site. Je vais juste courir, donc je n’ai pas besoin de tellement de services », note Jean-Gardy Clermont, rencontré sur place.

Si la grève générale illimitée avait été déclenchée comme prévu, la SÉPAQ aurait dû suspendre la location d’embarcations nautiques et de vélos, les activités de découverte ainsi que la surveillance de la plage. La baignade aurait alors été interdite jusqu’à nouvel ordre.

Selon le président du SFPQ de la région de Montréal-Laval-Montérégie, Jean-François Sylvestre, quatre cadres se seraient partagé les tâches occupées normalement par une cinquantaine d’employés au parc de la Yamaska.

Entente secrète

Le contenu de l’entente de principe entre la SÉPAQ et le SFPQ n’a pas été dévoilé pour l’instant.

« Tout ce qu’on se limite à dire, c’est qu’on en est satisfaits et qu’elle s’inscrit à l’intérieur de notre capacité de payer », précise Simon Boivin, responsable des relations avec les médias à la SÉPAQ.

Côté syndical, la proposition sera présentée aux membres avant d’en révéler les détails aux médias. « Lorsqu’on a une entente de principe, c’est que les deux parties y trouvent leur compte et pour nous, c’est sûr qu’on a une entente satisfaisante. Oui, les salaires étaient au cœur de la dernière impasse et l’entente vient englober l’ensemble des clauses autant normatives que salariales », a déclaré le président général du SFPQ, Christian Daigle.