Les cols bleus de la Ville de Granby ont tenu une journée de grève mercredi, dans le cadre du renouvellement de leur convention collective.

Grève d’un jour des cols bleus de Granby

Une centaine de cols bleus de la Ville de Granby ont tenu une journée de grève mercredi et manifesté devant l’Hôtel Castel & Spa Confort, où étaient réunis des représentants du syndicat et de l’employeur pour une rencontre de conciliation.

Par ce geste, les syndiqués souhaitaient manifester leur soutien à leur comité de négociation, explique Patrick Phaneuf, conseiller syndical à la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), qui chapeaute le Syndicat national des employés municipaux de Granby. 

Cette journée était par ailleurs importante, car il ne reste plus qu’un seul aspect du nouveau contrat de travail à régler, celui des horaires de travail d’été. «C’est le dernier point qui nous reste, mais c’est le plus difficile. Ça concerne la durée et la rémunération», précise M. Phaneuf.  

Selon lui, l’horaire de travail d’été s’appliquait auparavant sur 13 semaines, mais l’employeur a demandé à revoir ce chiffre à 19. Le syndicat a plutôt proposé qu’il s’applique sur 16 semaines. «On cherche aussi une majoration de la paye parce que les gens ont donné beaucoup au niveau des horaires jusqu’à maintenant dans la négo. Mais ça ne se reflète pas au niveau de l’employeur», affirme Patrick Phaneuf.

Le conseiller syndical avait cependant bon espoir mercredi d’en arriver à une entente rapidement. «Ça fait quand même près de deux ans qu’on est en négociation dans le dossier. On a hâte que ça se règle», indique-t-il. La convention collective des 130 cols bleus de la Ville est échue depuis le 1er janvier 2017. 

Positif

Le directeur général de la Ville, Michel Pinault, a affirmé pour sa part être «surpris» de cette grève d’un jour. «Il n’y a jamais eu d’interruption ou d’arrêt de négociation ou de conciliation, mais nous respectons la volonté de nos employés d’exercer ce droit», mentionne-t-il.

Selon lui, les relations sont d’ailleurs au beau fixe autour de la table de conciliation. «On souhaite en arriver à une entente sous peu avec nos employés pour clore cette négociation-là dans l’harmonie. C’est ce qu’on souhaite. On fait le nécessaire pour faire avancer le dossier et les différents enjeux que nous avons.» 

Michel Pinault a en outre souligné que les services essentiels, notamment en cas de bris du réseau d’aqueduc, d’égout ou de la chaussée, ont été maintenus mercredi. Des employés étaient entre autres à l’oeuvre à l’usine d’épuration des eaux usées et à la Centrale de traitement d’eau.

Dans une décision rendue publique, le Tribunal administratif du travail a par ailleurs jugé suffisants les services essentiels. Ils avaient fait l’objet d’une entente négociée entre les deux parties au préalable. 

La grève des cols bleus était prévue jusqu’à 17h. Mais elle pouvait être interrompue à tout moment, si une entente devait survenir. «S’il y a une entente de principe, je vais rencontrer le président du syndicat pour voir s’il convoque une assemblée générale rapidement pour passer les offres au vote», laisse savoir Patrick Phaneuf.