Plusieurs activités, dont la location d’embarcations, ne seront pas disponibles dès samedi au parc national de la Yamaska.

Grève de la SÉPAQ: services réduits au parc de la Yamaska

Il n’y a pas que la chaleur et l’humidité qui pèseront sur les visiteurs du parc national de la Yamaska, à partir de samedi.

La grève générale qui touchera les 23 parcs nationaux du Québec fait en sorte que les services offerts seront considérablement réduits.

À Roxton Pond, la surveillance de la plage, la location d’embarcations nautiques, de vélos et les activités de découverte ne seront pas offertes jusqu’à nouvel ordre.

La baignade sera donc interdite au parc de la Yamaska, précise-t-on à la Société de développement des établissements de plein air du Québec (Sépaq).

Puisque les employés seront en grève générale illimitée, seuls quatre cadres se répartiront les tâches normalement dévolues à une cinquantaine de travailleurs, indique Jean-François Sylvestre, président de la région de Montréal-Laval-Montérégie pour la Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec.

« C’est pour ça que beaucoup d’activités seront fermées », dit-il. 

Selon M. Sylvestre, les cadres prioriseront l’accueil, l’information et les services sanitaires pendant que les employés manifesteront.

Il estime que les clients vont comprendre la situation. « Les gens, je ne pense pas que ça les dérange ben ben, affirme-t-il. On ne les empêche pas d’aller dans les parcs, mais les activités seront ralenties. »

Ceux qui souhaitent être dédommagés ou reporter leur réservation pourront aussi le faire, a indiqué la Sépaq sur son site internet. L’organisme a par ailleurs déjà averti les détenteurs de réservations par courriel.

Réalité

« Et ceux qui vont se présenter, je pense qu’ils seront pas mal au courant que les services seront moindres », dit M. Sylvestre. Les gens seront aussi à même de constater la réalité des employés de la Sépaq, ajoute-t-il, un travail peu payé et souvent saisonnier.

La question des salaires est au coeur du débat. La convention collective des employés est échue depuis décembre 2018 et ils demandent une hausse de de 3,5 % à 4 % par année et de revoir la classification des corps d’emploi. Ils ont rejeté la dernière offre de l’employeur.

Responsable des relations avec les médias à la Sépaq, Simon Boivin a indiqué à La Voix de l’Est qu’il ne donnait plus d’entrevues au sujet des négociations avant que celles-ci soient terminées.

Elles se poursuivent actuellement et un conciliateur a été demandé cette semaine.