Jean-Olivier Grégoire Filion et Sara Marcil Morin ont dévoilé les détails du symposium Couleurs urbaines, jeudi matin, en présence de la porte-parole de l’événement, la peintre Laurie Marois.

Grand rendez-vous artistique au parc Miner

Le parc Miner se transformera en vaste lieu d’exposition d’œuvres d’art, du 27 au 29 juillet, à Granby. Couleurs urbaines s’y tiendra pour une première fois en 21 ans et les visiteurs pourront y sillonner les allées pour voir les œuvres, parler aux artistes, mais aussi profiter d’une ambiance toute spéciale.

L’an dernier, en raison des travaux à l’église Notre-Dame, le symposium d’arts visuels avait dû être partiellement relocalisé. Cette année, le comité organisateur ramène tout le monde ensemble. Avantage indéniable du parc Miner : l’électricité. « Au lieu d’avoir plusieurs emplacements et des musiciens qui se déplacent en formule acoustique, on les met au centre du parc et on amplifie partout », souligne Jean-Olivier Grégoire Fillion, coorganisateur de l’événement. 

Des musiciens au centre, l’encan silencieux sous le grand chapiteau, 49 artistes peintres répartis le long des allées du parc, tout sera en place pour plaire aux visiteurs. 

Parmi ces artistes, Laurie Marois, une artiste prolifique dont le fan-club s’étend à plus de 45 000 personnes sur Facebook. Elle a été nommée porte-parole de ce 21e symposium — invitation qu’elle a acceptée dans la seconde — et prépare une exposition unique pour Granby, À vue d’œil, qui se tiendra chez Boréart du 25 juillet au 26 août. 

« Je suis venue [visiter la salle] par hasard. Je suis arrivée comme un cheveu sur la soupe, raconte-t-elle avec son accent du Lac-Saint-Jean, d’où elle est originaire. J’ai bien fait parce que, quand je suis entrée, j’ai réalisé que c’était immense. La personne qui était là m’a parlé de Mumba et tout est parti de lui. J’ai été sur une lancée créative. »

Imprégnée de l’ambiance granbyenne et du Zoo de Granby, elle a créé une vingtaine d’œuvres qu’elle comptait exposer. Il n’en reste que 14, dont le majestueux gorille Mumba, qui a été l’emblème du Zoo jusqu’à sa mort, en 2008, puisque plusieurs ont déjà été vendues. Plus d’une dizaine de toiles représentant des animaux, aux yeux reflétant leur habitat naturel, sont toujours disponibles.

Mme Marois se promènera entre le Centre culturel France-Arbour, où les artistes du GAM et l’Atelier 19 ouvrent également leurs portes, et le parc Miner. Dès 14 h samedi et dimanche, l’artiste et enseignante fera une démonstration de ses techniques sous son chapiteau au parc. Elle compte bien rencontrer les gens qui, notamment, la suivent sur les réseaux sociaux.

Des possibilités et des nouveautés

Le comité a choisi « Laurie pour la proximité avec les gens, mais aussi le côté moderne de l’artiste, explique M. Grégoire Fillion. Elle est seule dans son studio, mais elle parle à 45 000 personnes sur Facebook qui lui répondent et qui achètent ses œuvres par sa page. Pour les artistes, c’est intéressant de voir comment quelqu’un peut arriver à vivre de son art grâce aux réseaux sociaux ». Ses admirateurs seront sûrement fébriles de la rencontrer.

La sculpture s’invite par ailleurs avec des artistes qui donneront forme à un tas de sable pendant les trois jours de l’événement. L’œuvre évoluera au fil des jours et sa coloration est prévue à 15 h le dimanche.

Avant de choisir le parc Miner pour recevoir les Couleurs urbaines, le comité organisateur a bien calculé l’espace. « Et il reste de la place. On va mettre des tables à pique-nique, montre le coordonnateur à la vie communautaire, il va y avoir de la nourriture aussi. On utilise tout l’espace qui crée une proximité entre les artistes [contrairement aux années passées]. Le parc Miner était un emplacement de choix pour sa proximité avec le Centre culturel. On est à 190 mètres. On n’a même pas besoin de traverser la rue Principale. »