Un python de 4 mètres dans son vivarium.

Un python donne une frousse à son propriétaire

Alors que les péripéties du python de Verdun captivent Montréal, un reptile granbyen du même type en a profité pour faire à son tour une petite balade dans un appartement de la rue Leroux dans la nuit de jeudi à vendredi.
Le python royal, une femelle, aurait profité de l'inattention de son propriétaire pour s'échapper de son habitacle. «C'est un jeune monsieur qui avait du mal à nourrir son serpent. Il est allé à l'animalerie pour retourner le rat, mais a oublié de fermer le couvercle du vivarium», explique Sonia Gagnon, directrice adjointe de la SPA des Cantons.
À son retour, il n'aurait pas immédiatement réalisé la disparition de son animal de compagnie. Ce n'est que vers minuit, en entendant un bruit et en constatant l'absence du serpent dans sa cage, qu'il a pris peur.
La SPA des Cantons a immédiatement dépêché une de ses employées sur les lieux. Celle-ci a mis la main sur le reptile et l'a remis dans son vivarium en prenant soin de bien en refermer le couvercle.
Inoffensif
Selon Mme Gagnon, seulement trois cas d'évasion de reptiles ont été recensés par l'organisme au cours de la dernière année. Elle ajoute que les propriétaires de reptile ont généralement un profil semblable aux propriétaires de pitbulls. «Souvent ce sont des jeunes qui oublient de fermer les couvercles ou qui trouvent ça cool de se promener avec leur serpent autour du cou dans la rue», explique-t-elle.
En outre, il n'y a pas lieu de craindre la présence d'un python royal, ajoute Mme Gagnon.
«Le python ne peut pas faire mal à grand-chose. Le corps peut avoir le diamètre d'une balle de baseball et faire une longueur maximale de cinq pieds. Ce n'est pas si gros que ça par rapport à un boa, qui peut mesurer de 16 à 18 pieds et dont le corps peut être large comme un ballon de basketball», illustre-t-elle.
Les reptiles domestiques les plus dangereux sont les iguanes, qui peuvent faire de six à huit pieds de long et qui ont une bonne mâchoire, précise la directrice adjointe.
«C'est en raison de tels animaux que la règlementation ne peut pas parler de chiens dangereux, mais d'animaux dangereux», note-t-elle.