L’imposante meunerie de la Coop des Montérégiennes sera finalement démolie à partir de la mi-novembre, confirme le directeur général, Christian Massé.

Un pan d’histoire disparaîtra à Granby

Un pan d’histoire est sur le point de disparaître à Granby­. L’imposante meunerie de la Coop des Montérégiennes sera finalement démolie à partir de la mi-novembre, a confirmé mardi le directeur général de l’endroit, Christian Massé.

« Après plusieurs années d’attente, ça devrait se faire. Selon les démolisseurs, ça va être une des plus grosses (meuneries) de la province à être démolie », a souligné M. Massé.

Le projet est dans l’air depuis 2012, mais il n’avait pas pu se concrétiser pour différentes raisons, entre autres parce que Rogers Communications a une antenne sur l’ancienne meunerie. Une entente est sur le point d’être signée, au terme de longues négociations, afin que Rogers branche une antenne ailleurs et que la Coop des Montérégiennes puisse procéder à ses travaux, souligne M. Massé.

La Coop a aussi envisagé durant un temps de construire une quincaillerie rue Principale à Granby, mais ce projet est désormais sur la glace pour une période indéterminée. En septembre dernier, la coopérative a plutôt annoncé s’être portée acquéreur de la quincaillerie Home Hardware Surplus Malouin de la rue Saint-Jude Sud à Granby. Elle l’exploite sous la bannière­ BMR. 

Chose certaine, le siège social de la Coop des Montérégiennes demeurera rue Sainte-Thérèse, à deux pas des installations de la meunerie. Une usine d’engrais minéraux y avait aussi pignon sur rue, mais elle a récemment été démolie. La Ville de Granby a accordé les permis nécessaires à ces travaux. 

Pour l’heure, le conseil d’administration de la Coop n’a pas encore statué sur l’utilisation future du vaste terrain — situé au centre-ville, dans le même quadrilatère que les Aliments Ultima — qui sera créé par la disparition des deux installations agricoles, note Christian Massé. 

Souvenirs

La démolition de la meunerie s’est imposée en 2012, lorsqu’elle a officiellement cessé ses activités après un demi-siècle à cet endroit. Donner une seconde vie au bâtiment n’était pas une des options envisagées.

« Le réseau Coop a regroupé les meuneries industrielles. Il y avait une surcapacité de production pour les besoins. Nous avons fermé quelques endroits pour diminuer nos coûts de production. La meunerie de Granby était utilisée à 50 % de sa capacité depuis quelques années », avait expliqué à l’époque M. Massé. Celui-ci était directeur général de la Coop Excel, devenue la Coop des Montérégiennes­ à la suite d’une fusion.

La démolition de la meunerie aura par ailleurs une résonance particulière auprès de certains menuisiers granbyens, aujourd’hui retraités. La Voix de l’Est avait rapporté il y a cinq ans qu’une poignée d’entre eux ont mis leur talent et leur jeunesse à profit pour construire six silos de béton de 60 pieds de haut à l’arrière du bâtiment il y a plus de 50 ans. Le chantier était dirigé par Léo Bouthiette. 

Celui-ci avait d’ailleurs affirmé que la démolition des silos ne serait pas facile. « Ils ont été trop bien faits. Il y avait du fer en masse là-dedans », avait-il lancé. 

Les installations de la meunerie ont été construites en deux phases. La première s’est déroulée au début des années 1960 et la deuxième, dans les années 1980. 

Selon Christian Massé, la démolition de la meunerie devrait s’échelonner entre la mi-novembre et janvier 2018. D’ici là, certains travaux de préparation restent à compléter. « On est dans le processus. Tout devrait être démoli durant l’hiver », dit-il.