Stéphane Pollender mise sur le fait qu’il réside dans le district 5 pour se démarquer de ses trois adversaires, dont deux habitent d’autres secteurs de la ville.

Stéphane Pollender: pour le district 5 d’abord

Engagé dans une course à quatre dans le district 5 à Granby, Stéphane Pollender­ mise sur le fait qu’il réside dans ce secteur pour se distinguer de ses adversaires.

« Les gens du district 5 méritent quelqu’un du quartier pour les représenter », a laissé tomber d’entrée de jeu M. Pollender à La Voix de l’Est.

Il se mesure à Maria Romano, Réjean Choquet et Yves Pronovost. Ces deux derniers habitent toutefois d’autres secteurs de la ville. Stéphane Pollender affirme, pour sa part, être branché sur son district qu’il juge « diversifié » avec ses secteurs résidentiel, industriel, de même qu’agricole. 

M. Pollender affirme qu’il lui est d’ailleurs arrivé par le passé d’agir à titre de représentant du quartier, alors que le secteur était visé par un projet d’usine de cogénération. À une autre reprise, l’aspirant conseiller municipal s’est à nouveau fait le porte-parole de son voisinage, mais à l’occasion de démarches effectuées auprès du service d’urbanisme, à la suite d’un changement de zonage dans son secteur. 

Stéphane Pollender est aussi bien au fait du dossier de l’Autodrome Granby, un des points chauds du district. Il a assisté à la rencontre d’information l’hiver dernier, alors que l’Auto­drome cherche à diversifier ses activités. « Je suis conscient qu’il y a des inquiétudes. Je ne suis pas contre qu’il y ait des dévelop­pements, mais il faut que ça se fasse dans le cadre préétabli. Il faut que le dossier soit présenté, suivi et que les citoyens soient informés », dit-il.

Autres enjeux

Le père de trois garçons estime qu’il y a aussi plusieurs « petits enjeux » dans le district, comme les feux de circulation à l’angle des rues Saint-Jacques et Simonds. « Ils devaient être temporaires, mais ils sont devenus permanents. Ils ne sont pas adaptés aux piétons, ce qui est aussi problématique pour les cyclistes qui empruntent la piste cyclable de la rue Simonds. Ça serait important que les feux soient mis à jour », note-t-il.

La vitesse dans certains quartiers et autour de certains parcs est un autre point à surveiller, ajoute le candidat de 49 ans, membre de Musicophonie depuis 10 ans et ex-président du comité de parents de la commission scolaire du Val-des-Cerfs. 

Stéphane Pollender affirme être un « gars d’équipe ». Ce qui, dit-il, ne l’empêche pas d’avoir ses idées. Il jette ainsi un œil critique sur certains projets réalisés à Granby qui auraient pu, selon lui, jouir d’un budget moins élevé, comme le centre aquatique ou le réaménagement­ du parc Pelletier.

Dessinateur chez IBM à Bromont­, le candidat croit que sa « neutralité » joue en outre en sa faveur. « Je n’ai aucune business à Granby. Je n’aurais pas à me retirer pour éviter les conflits d’intérêts », souligne-t-il. 

Et même si son attention est surtout axée sur les problématiques de son district, Stéphane Pollender­ n’en a pas moins quelques idées pour la ville qui l’a vu naître. Selon lui, Granby devrait compter un gymnase pour la pratique de sports à différents moments de la journée. Cela pourrait être un projet à étudier pour la piscine Miner, à partir du moment où le nouveau centre aquatique ouvrira ses portes dans deux ans. « Il y a déjà des vestiaires. Le trou pourrait être refermé et deux plateaux de gymnase y être aménagés. Il y a peut-être quelque chose à faire », avance-t-il.

Préférant mettre ses priorités et ses ressources financières ailleurs, M. Pollender ne misera pas sur la multiplication de pancartes électorales pour se faire élire. « Je préfère le face à face du porte-à-porte pour présenter ma vision. C’est très informatif. Ça complète les idées qu’on peut avoir », dit-il.