L'hiver venu, les déplacements de Michel Bolduc se compliquent avec la tombée de la neige.

Redoubler de prudence en hiver

Michel Bolduc se déplace en fauteuil roulant motorisé depuis une douzaine d'années. Et ce n'est pas toujours une partie de plaisir.
«Aussitôt qu'il y a un peu de neige, c'est problématique», indique le Granbyen. «Il faut choisir nos journées pour sortir. On opte pour celles qui sont plus clémentes, à moins de ne pas avoir le choix.» Le mot d'ordre, dans ces cas-là: redoubler de prudence.
Les trottoirs mal déneigés représentent non seulement un défi pour les gens dans sa situation, mais aussi un danger. «Si tu roules sur le trottoir, tu ne vois pas les démarcations, tu peux basculer, explique-t-il. Tu ne vois pas les descentes non plus.»
Dans les faits, l'homme circule 90% du temps dans la rue, ce qui rend l'exercice plus facile et sécuritaire. «Je roule collé sur le trottoir», précise-t-il, comme prescrit par le projet-pilote qui encadre depuis quelques mois la circulation de ces véhicules au Québec.
Bien que la plupart des automobilistes soient courtois à son endroit, Michel Bolduc estime qu'il est de sa responsabilité de «faire attention». Pendant la période hivernale, il fait montre d'une vigilance accrue puisqu'il sait que la largeur des rues est réduite par les bancs de neige.
Mais tous ne sont pas aussi prudents. Le Granbyen a déjà vu certaines personnes rouler au centre de la voie publique alors que manifestement, leur place n'est pas là. «Il y a des gens qui sont téméraires», constate-t-il.