Le maire sortant de Granby et à nouveau candidat, Pascal Bonin, estime avoir offert une «formule gagnante» au cours des quatre dernières années.

Pascal Bonin dresse son bilan de campagne

Le maire sortant de Granby et à nouveau candidat, Pascal Bonin, estime avoir mené une campagne électorale « d’équipe, avec la collectivité ». Et il a voulu que l’exercice soit « imaginatif », a-t-il affirmé jeudi, à l’occasion d’un point de presse.

« Ça a été une campagne créative. J’espère qu’elle va faire des petits, que les gens vont utiliser l’histoire des pancartes et de redonner de l’argent à la communauté. (...) J’espère que dans une future campagne électorale, un citoyen va demander à un futur député ou à quelqu’un : “toi, qu’est-ce que tu as redonné à la communauté ?” Pour moi, c’est important : 100 % de ma campagne a été dépensé localement », a assuré Pascal Bonin en faisant référence à l’appel d’offres qu’il a lancé auprès des citoyens pour la réalisation de ses affiches électorales. 

Le candidat, qui a néanmoins acheté de la publicité sur Facebook, affirme par ailleurs s’être fait « un point d’honneur » durant la campagne électorale, mais aussi tout au long de son mandat, de prioriser les « talents locaux » dans les différents projets mis de l’avant. Il cite en exemple la réalisation d’œuvres au parc Pelletier, de même que la girafe, le gorille et l’hippopotame de la nouvelle image de marque de la Ville.

Pascal Bonin a réitéré qu’il s’agissait de sa dernière campagne électorale. S’il est réélu, il a l’intention de céder sa place au terme du prochain mandat, en 2021. À cet effet, il voulait que cette campagne soit « plus personnelle » et à son image.

« J’ai osé avoir mes couleurs. C’est sûr que quand on ose sortir des sentiers battus, on a de la critique. Mais ça n’a pas changé ma façon de faire ma campagne », dit-il. 

« Je n’ai pas eu besoin de peser sur la tête de personne pour me remonter. Je suis fier de ce que j’ai fait. Je suis resté sur la même ligne positive », dit celui qui a refusé de commenter les propos de son principal adversaire, Yves Bélanger, qui croit qu’il a fait une « non-campagne ».

Voix forte

Même si le sondage réalisé par Segma Recherche pour La Voix de l’Est et M-105 lui a accordé une confortable avance, le maire sortant invite les Granbyens à exercer leur droit de vote en grand nombre dimanche.

« Si vous me donnez un mandat fort. Cela sera une voix forte auprès des autres instances gouvernementales quand viendra le temps de vous représenter. En fin de compte, ce sera l’ensemble de la collectivité granbyenne qui en profitera », calcule Pascal Bonin.

Celui-ci estime avoir offert « une formule gagnante » au cours des dernières années. « Avec 142 millions $ de projets payés comptant, nous avons fait progresser tous les secteurs de la municipalité. (...) Nous avons prouvé qu’il était possible de faire progresser notre ville d’une façon marquée sans hypothéquer ni endetter les générations futures », affirme-t-il. 

Pascal Bonin croit en outre être un « politicien différent », près des citoyens. Il souligne par exemple que lui et sa famille sont impliqués comme famille d’accueil pour le Challenger de tennis et le Festival international de la chanson de Granby. Ils ont aussi accompagné une famille immigrante à titre de bénévoles pour l’organisme Solidarité ethnique régionale de la Yamaska (SERY). 

Il dit avoir appris à connaître au fil des ans certains milieux qu’il connaissait moins bien, comme ceux de la culture et du communautaire.

« Ce sont des gens que j’ai appris à apprécier. Pour moi, les meilleurs artistes vont toujours venir d’ici. Les entrepreneurs — les Pelletier de ce monde — et commerçants du centre-ville, je suis fier d’eux. C’est rendu à un point tel, je suis tellement impliqué là-dedans, que ça me dérange moins quand on parle en mal de moi que quand on parle en mal d’un artiste ou de quelqu’un de ma communauté. Ça vient me chercher à un autre niveau. Je suis vraiment prêt à continuer et à propulser Granby comme on l’a fait », déclare Pascal Bonin.