Le maire de Granby, Pascal Bonin, ne sollicitera pas un nouveau mandat à la préfecture de la MRC de la Haute-Yamaska.

Pascal Bonin cède sa place comme préfet

Le maire de Granby, Pascal Bonin, n’a pas l’intention de solliciter un nouveau mandat à la préfecture de la MRC de la Haute-Yamaska, alors que celui-ci se termine­ cette semaine.

Les maires de la MRC, réunis ce mercredi à l’occasion de leur séance publique mensuelle, devraient élire son successeur. 

« J’ai été très heureux de le faire, mais il faut réaliser qu’être maire de la ville centre et préfet en même temps, c’est tout un mandat. Honnêtement, je suis content d’avoir passé au travers, mais ça a été très demandant », a affirmé Pascal Bonin, qui a cumulé les deux fonctions durant deux ans.

Celui-ci a fait cette déclaration lundi soir, alors que la Ville a convenu de prolonger d’un an le bail du 142 rue Dufferin, où la MRC a ses locaux. Un important projet de réfection de l’immeuble est dans l’air depuis l’an dernier. 

« L’immeuble devra être refait. Il y a beaucoup de réparations à faire. À un point tel qu’on va probablement devoir prendre des mesures pour remplacer ce bâtiment-­là­ », a déclaré M. Bonin. 

Selon lui, le conseil des maires souhaite ainsi prendre un an de plus pour réfléchir à ses options, d’où la prolongation du bail. « La nouvelle préfecture aura le mandat d’élaborer un plan », précise le maire de Granby. 

À l’étude

L’immeuble du 142, rue Dufferin, construit en 1958, accueillait à l’origine l’école St-Patrick. Des problèmes, notamment sur le plan du chauffage et de l’espace, ont été identifiés. Les coûts de rénovation pourraient excéder 3 millions de dollars, a déjà souligné­ Pascal Bonin. 

Bien que le bâtiment soit la propriété de la Ville, celle-ci a déjà signifié qu’elle ne souhaite pas réaliser les travaux elle-même. Une promesse de vente, valable pour une période de 18 mois, a été conclue en août 2016 entre la MRC et la Ville de Granby.

Cette promesse de vente demeure valide, a signifié mardi le maire Bonin. Le bail, lui, est ainsi prolongé jusqu’au 31 décembre 2018. Le coût annuel du loyer, qui est de 117 138 $, sera indexé selon l’Indice des prix à la consommation du Québec au 31 décembre 2017. 

Le prix de vente, 725 000 $, a été fixé par les services d’évaluation de la Ville et de la MRC. La valeur de l’immeuble et du terrain est de 1 111 000 $, selon le rôle d’évaluation municipal. La promesse de vente est cependant conditionnelle entre autres à ce que la murale de l’artiste Alfred Pellan qui orne la façade du 142, rue Dufferin soit préservée et intégrée à la future bâtisse qui pourrait­ être construite.