L’appareil Lü a fait le bonheur des élèves du primaire en visite au collège Mont-Sacré-Cœur, lundi.

Mont-Sacré-Cœur lorgne une nouvelle technologie

Un nouveau système de projection interactif pourrait atterrir au collège Mont-Sacré-Cœur, ce qui constituerait une première pour un établissement d’enseignement du sud du Québec.

En compagnie de 200 élèves du primaire en visite d’observation, lundi, la direction de l’école secondaire privée a expérimenté l’ap­pareil Lü, fabriqué par l’entreprise Saga, de Québec. Doté d’un ordinateur et de capteurs, l’appareil projette des images et des cibles qui réagissent au contact du lancer d’un ballon sur le mur d’un gymnase.

Une technologie utile pour les tests d’adresse et qui, selon le jeu choisi, permet aussi de parfaire ses connaissances en mathématiques, en français ou en géographie. « Ça permet de faire bouger ceux qui bougent moins », mentionne le directeur général du collège, Claude Lacroix.

« C’est un gadget, mais on peut aller loin avec ça », dit-il. Seules quatre écoles de la région de Québec possèdent une telle technologie, en vente au coût de base de 17 500 $, installation incluse. L’appareil peut aussi être loué à la journée ou à la semaine. 

« Ça a un potentiel énorme, et il y a beaucoup d’intérêt ailleurs dans le monde », dit Martin Rodrigue, un représentant de l’entreprise Saga présent sur place. Les images, sons et effets lumineux peuvent être modifiés pour utiliser l’appareil comme projecteur de cinéma, pour un spectacle ou pour un événement­ spécial. 

Nouveaux programmes

Saga œuvre aussi à développer de nouveaux programmes afin de créer d’autres outils pédagogiques. Des applications conçues pour des sports comme le football, le volley-ball et le soccer sont aussi en préparation. « On pourrait éventuellement jouer de façon interactive avec d’autres écoles », s’enthousiasme Claude Lacroix.

L’appareil Lü a fait le bonheur des élèves en visite. Ne reste au directeur général du Mont-Sacré-Cœur qu’à convaincre le conseil d’administration d’investir pour cet équipement. « Avant, on voulait voir si ça pogne avec les élèves. Mais ça fait 2017, et les jeunes aiment ça ! »