Près de 200 personnes ont pris part à la marche Stop Pauvreté mardi après-midi, rue Principale à Granby.

Marche Stop Pauvreté: 200 personnes prennent la rue d’assaut

La pauvreté n’est pas une fatalité, ni un fléau qui s’abat au hasard, mais plutôt un problème de société que l’on peut combattre. C’est dans cet esprit que près de 200 personnes de tout âge ont pris d’assaut la rue Principale à Granby, mardi vers 13 h, afin de prendre part à la marche Stop Pauvreté.

« C’est un peu décevant de voir qu’il y a encore autant de pauvreté. Ici même en Haute-Yamaska, il y a encore 12 % de la population qui vit en situation de pauvreté, ce qui représente plus de 10 000 personnes. C’est quand même non négligeable », a relevé le coordonnateur de la marche et du Groupe actions solutions pauvreté (GASP), Nicolas Luppens.

L’événement tenu dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté se voulait somme toute un appel à l’action. En fait, un rappel qu’au même titre que pour la protection de l’environ­nement, tous les petits gestes comptent dans ce combat de longue haleine.

« Il arrive souvent que les gens appellent au GASP et nous demandent ce qu’ils pourraient faire pour aider en tant que citoyens. On sait que souvent la pauvreté, ça se règle à un niveau politique qui nous dépasse un peu. On peut se sentir impuissant vis-à-vis des choix du gouvernement en tant qu’individu. Là, c’est l’occasion parfaite de rappeler qu’en fait, chaque personne peut poser un geste pour faire la différence­ », a noté M. Luppens.

Charte d’engagement

C’est ainsi qu’au terme de la marche qui a mené les nombreux participants du parc Miner jusqu’à l’église Sainte-Famille, avant de revenir au point de départ, le GASP a présenté sa charte d’engagement pour une société plus inclusive et pacifique.

En la signant, une personne s’engage à poser des gestes concrets pour s’attaquer à la pauvreté, qu’il s’agisse d’offrir des biens qui ne servent plus à des organismes locaux ou bien de briser le silence en engageant simplement une conversation­ avec une personne isolée.

« On invite les gens à faire un pas de plus dans l’année. Offrir un don à un organisme, donner un peu de son temps de façon bénévole. Ce sont toutes des stratégies qui peuvent permettre de réduire la pauvreté. Au GASP, on pose déjà beaucoup de gestes politiques, mais c’est important pour le citoyen de sentir qu’il peut poser des actions utiles et que ses gestes comptent finalement », a résumé M. Luppens.

La courte charte présente des suggestions de gestes à poser. Au verso, on retrouve une liste des divers organismes de la Haute-Yamaska (Partage­ Notre-Dame, SOS Dépannage­, etc.) à qui il est possible de donner matériel, temps ou argent, afin de réduire la pauvreté ou, à tout le moins, d’en minimiser ses impacts.

« On est très contents, car aujourd’hui (mardi), on avait déjà 200-300 signatures sur notre site Internet. Avec la marche Stop Pauvreté, on estime avoir déjà rejoint près de 500 personnes. Et c’est une charte qu’on veut faire rayonner encore plus dans les prochaines semaines », a affirmé M. Luppens, précisant que si les signataires arrivent à remplir juste un des engagements de la charte, il s’agira déjà d’un pas dans la bonne direction.

Mobilisation

Nicolas Luppens s’est d’ailleurs réjoui de voir la belle réponse du public à la marche Stop Pauvreté, à laquelle ont notamment participé plusieurs élèves du programme international de l’école l’Envolée.

« C’est toujours plaisant de voir les gens se mobiliser ainsi, autant les jeunes que les moins jeunes. Ça montre qu’il y a toujours de l’espoir. On est capables de faire changer les choses en s’impliquant un peu. La pauvreté, ce n’est ni une fatalité ni un choix », a réitéré ce dernier.

Pour consulter, signer ou obtenir plus de détails sur la charte du GASP, il suffit de visiter le www.gasph-y.net.