«Nous, on met beaucoup de l'avant l'éducation des jeunes face à l'autonomie alimentaire. C'est important de commencer tôt dans leur vie.» Cassandra Rouleau en plein coeur du Salon.

Madame la présidente

Cassandra Rouleau n'a que 23 ans, mais sa feuille de route témoigne déjà d'une belle ambition. À preuve, la jeune Granbyenne est présidente du Salon de la Semaine de l'agriculture, de l'alimentation et de la consommation (SAAC), qui bat son plein tout le week-end à Québec.
Cette responsabilité est en lien direct avec sa passion, qui est aussi son domaine académique: la science et la technologie des aliments, qu'elle étudie à l'Université Laval. «J'adore ce domaine. De plus en plus, en fait. Le samedi matin, je cours les marchés!»
Un intérêt pour l'agroalimentaire qu'elle tient de sa mère, qui travaille dans le milieu des arômes et qui l'a initiée très jeune à cet univers. Mais de là à devenir présidente du Salon de la SAAC, il y avait un pas considérable, qu'elle a franchi avec confiance.
«J'ai d'abord été bénévole, puis directrice de thématique. Pour le salon de cette année, j'avais envie d'essayer la présidence. Je savais que j'allais aimer ça», raconte celle qui a été élue parmi ses collègues étudiants.
Oui, c'est beaucoup de travail, admet Cassandra. «C'est bénévole et il ne faut pas compter nos heures. Mais j'adore être sur le terrain. Ça permet d'acquérir des connaissances autres qu'à l'école. C'est ma plus belle expérience à ce jour.»
Depuis 41 ans
Ce rendez-vous annuel, qui en est à sa 41e édition, accueille en trois jours plus de 20 000 visiteurs attirés par les tendances en agroalimentation et les activités qui s'y déroulent.
En fin de semaine, on y présente notamment une compétition «Iron Chef», de nombreuses dégustations de produits, une présentation d'Albert Mondor sur le jardinage et une conférence du nutritionniste urbain, Bernard Lavallée, au sujet de l'alimentation durable. On y trouve également un volet «exposition agricole» avec une cinquantaine d'espèces d'animaux représentées.
Le volet «nouveautés et tendances» est aussi bien présent au Salon, note Cassandra Rouleau. Des exemples: les techniques de développement durable et l'aquaponie. Pour votre information, il s'agit d'une méthode de culture où, dans la même eau, les excréments des poissons fournissent assez de nutriments pour faire pousser de la laitue...
Cet accès à autant d'informations et de spécialistes donne à Cassandra Rouleau une vision globale du monde agroalimentaire, en pleine mutation. «On mange trois fois par jour et on va toujours le faire. Mais on est arrivés à un moment où il faut réfléchir un peu plus sur la nourriture et les techniques d'agriculture. Il faut consommer intelligemment, en étant le mieux informés possible», avance la jeune femme.