«C’est un signe d’un gouvernement qui est usé, qui arrive en fin de régime et qui essaie de se redonner un élan», affirme François Bonnardel, député de Granby et leader parlementaire de la CAQ.

Le remaniement d’un gouvernement usé, affirme Bonnardel

Le remaniement ministériel ne sera pas suffisant pour transformer le gouvernement Couillard, croit le leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel. En plus d’y retrouver 17 ministres qui proviennent de « l’ère Charest », il estime que l’augmentation du nombre de ministres au Cabinet coûtera cher aux contribuables.

« Je pense que le premier ministre regarde ses cartes et avec lesquelles il peut jouer le mieux possible. Il est allé chercher pour lui ses meilleurs éléments pour se donner un élan, mais encore une fois, tu ne peux pas effacer l’ardoise. C’est un signe d’un gouvernement qui est usé, qui arrive en fin de régime et qui essaie de se redonner un élan parce qu’il a subi une dégelée dans Louis-Hébert », analyse en entrevue le député de Granby.

Selon la Coalition avenir Québec, certains ministres à des postes clés auraient dû changer de ministère, voire être démis de leurs fonctions ministérielles. C’est le cas de Martin Coiteux, aux Affaires municipales et à la Sécurité publique, Stéphanie Vallée, à la Justice, et de Gaétan Barrette, à la Santé et aux Services sociaux.

« Je suis surpris de voir encore M. Barrette là, lance François Bonnardel. Tout indique qu’il aurait lui-même mis son poing sur la table pour ne pas changer de ministère. [...] Les rumeurs indiquaient qu’on souhaitait le changer. »

Le chroniqueur Bernard Drainville a rapporté, mardi, sur les ondes du 98,5 FM, que Philippe Couillard avait proposé un changement de ministère au Dr Barrette, mais qu’il avait essuyé un refus. « Je pense qu’on aurait besoin d’un élément nouveau à la Santé pour revoir le système comme tel, [pour régler les problèmes d’accessibilité aux] médecins de famille, les délais dans les urgences et pour les blocs opératoires », reprend le député de Granby. 

Cependant, pour M. Bonnardel, l’exclusion de Rita de Santis du Cabinet est une bonne nouvelle.

Un conseil des ministres plus imposant

Ce dernier n’en démord pas. « Quinze ans d’usure ne peuvent pas être transformés parce qu’on a fait un remaniement à un an des élections. [...] En plus, on a un gouvernement qui est allé chercher énormément d’argent dans les poches des contribuables dans les quatre dernières années. Les gens se sont serré la ceinture et, soudainement, on passe d’un Conseil des ministres de 26 personnes à 32 (NDLR : en excluant le premier ministre) ! Donc, des centaines de milliers de dollars que le gouvernement va encore aller chercher dans les poches du monde pour grossir le Conseil des ministres, satisfaire tout le monde et faire plaisir aux amis qui auraient dû être déchus. »

François Bonnardel félicite néanmoins Isabelle Melançon (Environnement), André Fortin (Transports), Véronyque Tremblay (déléguée aux Transports), Marie Montpetit (Culture), et Filomena Rotiroti (présidente du caucus), qui accèdent au Conseil des ministres.