Simon St-Cyr estime que le mouvement de grève amorcé lundi compromet sa session d'études au CRIF.

«Je me sens pris en otage»

Simon St-Cyr, un étudiant du Centre régional intégré de formation (CRIF), en a «ras le bol» du mouvement de grève amorcé il y a quelques jours. Selon lui, les dommages collatéraux seront majeurs si l'impasse persiste dans les négociations entre Québec et les syndiqués de la fonction publique.
Simon St-Cyr est travailleur autonome dans le domaine de l'électronique. À 24 ans, il fait un retour sur les bancs d'école pour accroître son bagage de connaissances. En entrant au CRIF, il croyait être à l'abri d'un débrayage. Or, il n'en est rien, a constaté celui qui se sent lésé. «Depuis le début de la grève, on a perdu 18 heures de cours. L'équivalent de six heures par jour. C'est majeur. Et ce n'est que le début. Moi, je suis là pour apprendre, pas pour rester assis à la maison. Je me sens pris en otage dans tout ça!», a-t-il clamé en entrevue.
Selon le jeune homme, des mois d'étude sont compromis. «Chaque fois que les profs manifestent, l'école est fermée et il y a beaucoup de matière qu'on ne peut pas voir. Je ne leur en veux pas. Ils sont aussi mal pris que moi là-dedans. Mais la réalité, c'est que dans quelques jours, on va avoir un examen important. La note de passage pour le cours est 80 %. J'ai bien peur de ce que ça va donner parce qu'on n'aura pas toutes les connaissances pour répondre aux questions.»
Simon St-Cyr est d'avis qu'il est grand temps que les deux parties trouvent un terrain d'entente. «Si les trois quarts des étudiants échouent, pensons à tout ce que ça signifie. Il va falloir faire des reprises [de cours]. Ça va retarder plusieurs personnes pour entrer sur le marché du travail. Il n'y a personne qui est gagnant là-dedans.»