Des centaines d'employés de Val-des-Cerfs ont marché rue Principale, vendredi, exigeant plus d'investissements en éducation.

Grève des employés de Val-des-Cerfs: et de trois!

Pour une troisième journée consécutive, les employés de la commission scolaire du Val-des-Cerfs ont pris la rue, vendredi, pour dénoncer les négociations qui stagnent avec le gouvernement.
«Les conditions de travail des enseignants sont très liées aux services que les élèves reçoivent», a déclaré le président du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY), Éric Bédard, au terme de la manifestation matinale qui a réuni près de 500 personnes et des dizaines de trompettes, tambours et gazous.
Sous le thème «Fini l'école bon marché, il faut réinvestir», le bruyant cortège a déambulé du centre administratif de Val-des-Cerfs, rue Court, jusqu'au bureau du député de Granby à l'angle des rues Saint-Charles et Principale.
François Bonnardel était absent, mais cela n'a pas empêché le président du SEHY de livrer un discours contre les offres gouvernementales qu'il considère comme un recul.
«Même dans l'opposition, il [M. Bonnardel] ne doit pas être insensible à ce qui se passe dans les classes, a dit M. Bédard. Ça ne peut plus se passer comme ça en éducation. On a des classes surchargées et les élèves ont besoin de ressources.»
Précarité
Le chef syndical a aussi déploré les conditions de travail précaires des professeurs débutants, un sur cinq abandonnant durant ses premières années d'enseignement, quand ce n'est pas durant ses études.
Parmi les nouveaux, plusieurs songent à changer d'emploi, indique une enseignante de français, Julie Boivin. «Ça n'a pas d'allure, il faut que ça cesse. Ça prend une vision à long terme.»
«Il y a des gens qui pensent qu'on manifeste pour rien, mais c'est faux, ajoute Ginette Moreau, orthopédagogue à Waterloo et conseillère municipale. Les parents seraient tous avec nous s'ils étaient conscients de tout ce que les enfants peuvent perdre.»
Aucune autre grève n'est prévue pour l'instant, mais les syndicats vont «analyser la situation», dit Éric Bédard. «Le gouvernement veut que ça reste à coût nul, mais c'est clair, ça va coûter de l'argent», avertit-il.