«Ce projet est la locomotive des prochaines années», a indiqué le maire de Granby, Pascal Bonin.

En route vers le pavillon Notre-Dame

La dernière phase de transformation de l’église Notre-Dame a été lancée mardi. À la rentrée 2018, le Cégep de Granby pourra y offrir non pas une, mais deux techniques. Et la Ville disposera d’une nouvelle salle multifonctionnelle pour des activités culturelles et communautaires.

« Ce projet est la locomotive des prochaines années. (...) C’est notre phare au niveau du futur, de la jeunesse et de l’éducation », a lancé le maire Pascal Bonin, à l’occasion d’un point de presse. 

Celui-ci est convaincu que les critiques émises par certains citoyens au cours des dernières semaines — la facture du projet est dorénavant estimée à 13 millions $, dont 69 % des coûts (8,9 M $) sont assumés par la Ville — vont se résorber. « Ce n’est pas un projet uniquement financier. Quand les citoyens vont rentrer dans l’église dans un an, il n’y a plus personne qui va parler de finances », est-il convaincu. 

Même chose, ajoute-t-il, quand les diplômés de la toute nouvelle technique de génie mécanique et de la technique de génie industriel, offertes au nouveau pavillon Notre-Dame, vont combler les besoins de main-d’œuvre des entreprises locales. 

Le Cégep de Granby est « fier » de participer à ce projet, mais la route a été longue avant d’en arriver à cette étape importante, a souligné le directeur général de l’établissement d’enseignement collégial, Yvan O’Connor. Le projet chemine depuis 2014 et a été lancé par son prédécesseur, Sylvain­ Lambert. 

La dernière phase de transformation de l’église Notre-Dame a été lancée mardi.

Une centaine d’étudiants

Selon M. O’Connor, une centaine d’étudiants des deux techniques, offertes au Centre régional de formation intégré (CRIF), devraient fréquenter les nouveaux locaux du Cégep à partir de la rentrée 2018. « Et on espère attirer d’autres étudiants­ », dit-il. 

Une nouvelle construction, à l’allure moderne, sera ajoutée à l’arrière de l’église dans le cadre du chantier. Huit laboratoires, des classes et différents locaux seront notamment aménagés.

Pour l’heure, il s’agit d’une première phase, dit Yvan O’Connor. « La deuxième phase est encore très vivante. On aimerait avoir l’institut technologique qui réunirait aussi l’électronique industrielle. On pense qu’il y a une convergence entre ces trois techniques. (...) Il y a des approches avec Québec », laisse savoir le DG du Cégep en rappelant que le projet a été segmenté au cours des dernières années pour des raisons budgétaires. 

Outre la Ville, le Cégep et le ministère de l’Éducation participent aussi financièrement au projet, en assumant des coûts de 4 millions $.

Yvan O’Connor relève que le Cégep de Granby « croit » à ce projet puisqu’il a signé avec la Ville un bail de 25 ans, dont le loyer s’élève à 75 000 $ par année. L’établissement collégial veut aussi accentuer son rôle « d’acteur majeur » en matière de formation auprès des industriels. « On veut participer à atténuer la pénurie de main-d’œuvre », dit-il. 

Vitalité nouvelle

M. O’Connor et le maire se réjouissent qu’un campus permettant aux étudiants du Cégep d’avoir un accès facile au centre-ville commence ainsi à prendre forme. La démolition de l’ancien presbytère permettra en outre l’aménagement du parc Jean Lapierre, rappelle Pascal Bonin. 

Le nouveau chantier qui s’amorce à l’église s’ajoute aux travaux de démolition, de maçonnerie, de même qu’à l’inventaire archéologique réalisés au cours des derniers mois. Au terme du projet, l’édifice centenaire aura fait peau neuve à l’intérieur comme à l’extérieur, le clocher y compris, dit le maire. 

La nef changera d’allure, bien que le patrimoine soit préservé, laisse-t-il aussi savoir. Des espaces sanitaires et de rangement seront ajoutés. Et elle demeurera à la disposition­ des Granbyens. 

Les démarches effectuées auprès du Conseil du patrimoine religieux du Québec pour obtenir une subvention afin de restaurer l’orgue centenaire augurent par ailleurs « très bien », assure Pascal Bonin. 

« Imaginez dans un an, quand on ouvrira les portes, toutes les possibilités que ça va donner à la population­ », lance Pascal Bonin.