La collation des grades du Cégep de Granby s’est tenue vendredi soir, au Palace de Granby. — Photo Catherine Trudeau

Des diplômés fiers et remplis d’espoir

Qu’ils soient à l’université ou sur le marché du travail, en soins infirmiers ou en électronique industrielle, ils ont tous tourné la page sur un pan de leur vie, vendredi soir. Quelque 130 jeunes femmes et jeunes hommes ont enfilé toge et mortier pour recevoir officiellement leur diplôme du Cégep de Granby.

En tout, ce sont 475 étudiants qui ont obtenu leur diplôme au terme de la session du printemps dernier, dont 307 femmes et 168 hommes.

La collation des grades, devenue une tradition depuis 15 ans, s’est déroulée au Palace de Granby en raison des travaux de rénovation à l’église Notre-Dame.

Le cortège de diplômés, qui ont complété un programme de formation continue, technique ou préuniversitaire, est entré sur la musique d’un trio de musiciens composé de Marius Mihai au violon, de Vincent Gagné aux percussions et de Jean Wiedrick au clavier et à la direction musicale. Les enseignants et les membres de la direction ont ensuite suivi, eux aussi portant la toge. La fierté pour la réussite de leurs étudiants se lisait dans les yeux, et ils ont été ovationnés par les finissants, heureux­ de les revoir.

Dans une cérémonie empreinte d’émotions, les diplômés ont défilé un à un sur la scène pour recevoir leur attestation d’études collégiales des mains du directeur général Yvan O’Connor.

Parmi les vedettes de la soirée, trois ont reçu des honneurs particuliers. Émile Lambert-Deslandes, qui a terminé un DEC en Sciences humaines, profil international, et Karina Harnois, qui a complété une technique en Éducation en enfance, ont obtenu la médaille du lieutenant-gouverneur. François­ Lemay a représenté le député caquiste François Bonnardel pour l’occasion.

Pierre Breton, en plus de voir son fils recevoir son diplôme, a pour sa part remis la médaille académique du gouverneur général du Canada à Laura Bégin, qui s’est fait remarquer pour son implication, sa résilience et sa persévérance à travers ses études en Sciences humaines, profil économie et administration.

Un message d’espoir

Laura Bégin a pris la parole, tenant à parler de son parcours. La jeune femme a été diagnostiquée d’un trouble d’anxiété généralisée et d’un trouble panique à l’âge de 13 ans. « Bien que je me sois impliquée à l’école, mes plus proches amis ainsi que mes parents savent que mon parcours ne fut pas sans embûches, a-t-elle dit devant les centaines de personnes présentes. Même si j’ai réussi à me passer de la médication à quelques reprises durant mon secondaire, mes attaques de panique sont réapparues en entrant au cégep. S’il m’est important de partager cet aspect de ma vie aujourd’hui, devant vous tous, c’est dans une optique de sensibilisation. »

Elle a rappelé les statistiques selon lesquelles au moins une personne sur cinq souffre ou souffrira au cours de sa vie d’une maladie mentale. L’étudiante en histoire à l’Université de Montréal précise avoir réussi ses études collégiales parce qu’elle est allée chercher de l’aide. Il ne faut pas en avoir honte, soutient-elle. « Je crois profondément que d’en parler, c’est de combattre la stigmatisation. J’ai été surprise du soutien des enseignants­ à qui je me suis confiée. »

Elle a conclu son discours en remerciant ses enseignants, ses amis et sa famille pour leur compréhension­ et leur aide.