Pascal Bonin ferme la porte à la poursuite de son parcours politique au terme de ce nouveau mandat qui s’amorce.

Bonin est prêt pour un dernier tour de piste

Réélu à la mairie, Pascal­ Bonin entend multiplier les efforts au cours des quatre prochaines années pour poursuivre la « transformation » de la ville de Granby. Après, il met déjà une croix sur toute forme de politique, qu’elle soit municipale, provinciale ou fédérale.

« Après, je m’en vais chez nous. J’ai toujours dit qu’une étoile filante, c’est beau quand ça brille. Là, elle brille encore et je suis bien content. Mais ça va être tout après. (...) Ma famille et moi, on ne veut plus vivre de campagnes électorales. Celle-là, elle m’a blessé. Les gens disent des affaires et ne se rendent pas compte comment ça peut être blessant », a-t-il affirmé lundi en entrevue à La Voix de l’Est

Cela dit, Pascal Bonin, qui a été élu à la mairie en 2013 après avoir occupé le siège de conseiller de 2009 à 2013, estime avoir eu le « mandat fort » qu’il demandait la semaine dernière. « Ce sera une voix forte auprès des autres instances gouvernementales quand viendra le temps de vous représenter », faisait-il valoir aux électeurs. 

Avec près de 62 % des voix, il calcule, lorsqu’il compare ses résultats à ceux des maires d’autres villes de la région montréalaise ou à Régis Labeaume (55 %) à Québec, avoir eu un « des scores les plus forts au Québec ».

« Je sens qu’on m’a donné un mandat fort et une équipe prête à l’action. Je n’ai perdu aucun conseiller et conseillère. Ça en dit long. Ça dit que les gens sont satisfaits du travail qu’on a fait », estime Pascal Bonin. 

Continuité

Le maire souligne que lui et les membres du conseil, dont huit — Stéphane Giard, Jean-Luc Nappert, Julie Bourdon, Jocelyn Dupuis, Denyse Tremblay, Robert Riel, Éric Duchesneau et Robert Vincent — étaient en poste lors du mandat précédent, opteront pour la « continuité ». Au cours des deux prochaines années, le centre aquatique sera ainsi construit et le réaménagement de l’église Notre-Dame, notamment pour permettre au Cégep de Granby d’y installer deux techniques, sera complété. 

Pascal Bonin laisse aussi savoir que de nombreux chantiers d’infrastructures (aqueduc, égout, routes et trottoirs) seront à l’agenda, car la Ville doit accélérer les travaux pour profiter des sommes qui lui sont dues dans le cadre du Fonds de la taxe fédérale sur l’essence.

À court terme, note M. Bonin, le nouveau conseil municipal devrait se réunir pour discuter de la direction qu’il souhaite donner à ses interventions. « Les élus viennent de faire leur liste d’épicerie, ils sont groundés sur la population. On va voir quels objectifs ils souhaitent atteindre en quatre ans. Mon mandat va être de faire en sorte qu’ils les atteignent. C’est vraiment un travail d’équipe », dit-il. 

Pascal Bonin se laisse du temps, mais il devra se pencher bientôt sur les responsabilités qui seront confiées aux conseillers municipaux. Comme seuls deux nouveaux visages ont fait leur entrée à l’hôtel de ville, Alain Lacasse (district 5) et Catherine Baudin (district 10), il serait étonnant qu’il y ait des changements majeurs. Mais des cartes pourraient être brassées, confirme le maire réélu.

Assermentation

Selon Pascal Bonin, un « virage important » a été entrepris il y a quatre ans. « On est passé d’une ville qui était perçue comme traditionaliste à une ville progressiste. On a aussi misé beaucoup sur la jeunesse, sans oublier les autres groupes. Le message que j’envoie aux jeunes, c’est qu’on a besoin d’eux pour le futur de la ville et de nos entreprises », dit-il. 

Le maire Bonin croit par ailleurs que son aventure en politique municipale démontre que « tout le monde peut rêver ». « J’ai prouvé que c’est possible de partir de zéro et d’aller au bout de ses rêves. (....) Si ça peut inspirer une population d’aller au bout de ses rêves et de se dépasser, c’est le message le plus important de l’élection d’hier (dimanche) », croit-il. 

À l’instar de Montréal, où une première femme, Valérie Plante, a été élue à la mairie, Pascal Bonin estime que le même scénario pourrait se produire à Granby en 2021. « Pourquoi pas ? Laissons la chance », dit-il. Le conseil municipal compte désormais trois femmes dans ses rangs. 

Les élus seront assermentés vendredi à l’hôtel de ville, à 17 h 30. Le nouveau conseil municipal siégera publiquement pour la première fois le 20 novembre.