Catherine Baudin tentera à nouveau de se faire élire dans le district 10, le 5 novembre prochain. Elle a aussi fait campagne dans ce district en 2013.

Granby: une deuxième campagne pour Catherine Baudin

Une lutte à trois se dessine dans le district 10, à Granby. Catherine Baudin a décidé de sauter dans la mêlée. Ce n'est pas sa première expérience, alors qu'elle a aussi tenté de se faire élire dans ce district en 2013.
À l'époque, quatre candidats étaient sur les rangs, dont le conseiller sortant Michel Mailhot, qui avait été réélu. Cette fois-ci, la dynamique est toutefois différente. M. Mailhot a décidé de ne pas se représenter après 20 ans de vie politique. André Plouffe et Patrick Girard convoitent aussi le siège qu'il laisse vacant. 
« Il y a des gens qui m'attendent dans le 10. Ils m'ont fait confiance une première fois et ils vont le faire encore. Il y en a aussi qui sont venus spontanément à moi pour m'apporter leur aide et leur soutien. J'ai fait ma première campagne (en 2013) toute seule, mais je vais avoir de l'aide pour la deuxième », a lancé la candidate originaire de France, qui a mis les pieds à Granby il y a plus de 20 ans pour ne jamais en repartir. 
Si Catherine Baudin habite dorénavant le district deux, c'est toutefois dans le 10 qu'elle a choisi de déposer sa candidature. « J'y ai habité durant 18 ans. C'est là où je me sens à ma place », dit-elle. 
Autre point qui incite la candidate de 48 ans à faire campagne dans ce district : elle a conservé toutes les notes qu'elle avait prises lors de son porte-à-porte il y a quatre ans. « Il y a des problématiques qui avaient été évoquées. On va voir si ça s'est arrangé. C'était en 2013, mais des fois, les choses ne bougent pas vite... », relève Mme Baudin.
Décortiquer
Au cours des dernières années, Catherine Baudin a jeté un oeil encore plus critique sur la chose municipale. Elle a notamment assisté à des rencontres du conseil de quartier du district 2. « C'est une petite cellule de réflexion », fait-elle valoir. 
Mais elle souhaite maintenant occuper un autre siège. « Ce qui me démange, c'est de pouvoir décortiquer les projets de A à Z et de pouvoir les bonifier au maximum avec une optique de développement durable. Je trouve que souvent, on est mis devant les faits accomplis, comme pour le parc Pelletier ou le sentier piétonnier le long de la rivière Yamaska », fait-elle valoir.
« Je ne dis pas qu'il faut consulter à tour de bras », précise Catherine Baudin. Mais elle est d'avis qu'il importe d'informer les gens des travaux ou projets à venir dans leur district et d'obtenir leur avis. 
Celle qui travaille comme rédactrice et correctrice affirme par ailleurs avoir le souci du détail. Et elle voit place à améliorations à différents endroits dans la Ville. La candidate se dit en outre très préoccupée par l'avenir du lac Boivin­, où « ça ne bouge pas vite », et par le projet de réaménagement du centre-ville, « un point névralgique de Granby », situé au coeur du district 10.
Si elle est élue, Catherine Baudin­ espère être un « élément de réflexion supplémentaire, juste pour être sûre qu'on a fait le tour de la question avant de prendre une décision, qu'on ne va pas trop vite et que les dépenses sont optimisées­ », dit-elle.