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La Ville de Granby a entrepris d’assouplir sa réglementation afin de densifier le secteur résidentiel situé autour du centre-ville et ainsi limiter l’étalement urbain.
La Ville de Granby a entrepris d’assouplir sa réglementation afin de densifier le secteur résidentiel situé autour du centre-ville et ainsi limiter l’étalement urbain.

Granby souhaite limiter l’étalement urbain

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
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La Ville de Granby a entrepris d’assouplir sa réglementation afin de densifier le secteur résidentiel situé autour du centre-ville et ainsi limiter l’étalement urbain. À long terme, jusqu’à 2000 unités de logement pourraient potentiellement y être ajoutées, relève le directeur du service de la planification et de la gestion du territoire, Benoit Carbonneau.

«Au centre-ville, rien ne change, précise-t-il. Mais on va permettre un plus grand ratio d’unités de logement sur un même terrain dans la couronne autour du centre-ville.»

Les modifications entreprises permettront, par exemple et sous certaines conditions, au propriétaire d’un terrain de 500 mètres carrés, qui d’ordinaire aurait accueilli une résidence unifamiliale, d’opter plutôt pour une résidence bifamiliale, jumelée ou un duplex, explique M. Carbonneau.

Autre exemple: le propriétaire d’un triplex qui souhaiterait subdiviser un de ses logements de plus grande superficie, de façon à avoir quatre logis, pourra envisager cette option. «Ce n’était pas possible de le faire avec l’ancienne réglementation parce que la superficie du terrain ne le permettait pas», fait-il valoir.

En excluant le coeur du centre-ville, le secteur visé par ces modifications est délimité au nord par le boulevard Leclerc, à l’ouest par la rue Robinson Sud, à l’est par les rues Dufferin et Mountain, ainsi qu’au sud par la rivière Yamaska.

«On parle d’un potentiel de 2000 unités de logement supplémentaires. Mais c’est peu probable que tous les citoyens qui ont la possibilité d’augmenter le nombre d’unités de logement le fassent», précise Benoit Carbonneau.

Autre modification

Des démarches de modification réglementaire ont aussi été lancées afin de ne plus imposer une limite minimale de trois bâtiments pour les projets d’ensemble résidentiel unifamilial. En autorisant les projets d’ensemble de deux bâtiments, cela permettra d’ajouter des bâtiments résidentiels unifamiliaux sur des terrains de grande superficie.

Les propriétaires de très grands terrains pourront ainsi les subdiviser et ajouter, par exemple, une résidence en arrière-lot, alors que la réglementation ne le permettait pas.

«On avait déjà des demandes de citoyens à cet effet-là et on devait les refuser», souligne le directeur du service de la planification et de la gestion du territoire.

Le conseil municipal s’est en outre dit en accord avec l’ajout d’unités d’habitation accessoires. Mais le dossier est entre les mains du comité consultatif d’urbanisme. Les règles et exigences restent à définir pour permettre ce type de bâtiment, relève Benoit Carbonneau.

Ces nouvelles orientations et modifications en matière de densification ont été déposées le 22 mars dernier, dans la foulée de l’adoption, sur division, de la nouvelle Politique de conservation des espaces verts. Les deux vont de pair, selon l’administration municipale.

«Chaque année, on développe entre 400 et 500 unités de logement supplémentaires. On s’attend à garder le même rythme, mais que les constructions se fassent aussi dans le secteur bâti pour éviter les prolongements de réseaux dans les secteurs boisés ou pas encore développés», fait valoir M. Carbonneau.

Une consultation écrite est actuellement en cours dans le cadre de ces démarches. Elle se termine le 11 avril. Des capsules vidéo explicatives ont été mises en ligne sur le site Internet de la Ville.