La nouvelle convention collective des cols bleus a été officiellement signée lundi par les deux parties.

Granby s'entend avec ses cols bleus et ses cols blancs

Au terme de nombreuses rencontres de négociation, la Ville de Granby a réussi à s’entendre à la fois avec ses cols bleus et avec ses cols blancs. Si bien que toutes les conventions collectives des employés municipaux syndiqués seront bientôt ratifiées.

« Avoir tout le monde signé, ça fait un petit bout que ce n’est pas arrivé. Et des conventions de six, sept ans comme on signe présentement, on n’a pas vu ça souvent. C’est de bon augure pour les citoyens qui reçoivent les services. Rien de mieux qu’un employé content pour donner un bon service », a commenté le maire Pascal Bonin, lors de la dernière séance du conseil municipal.

Les deux conventions étaient échues depuis le 31 décembre 2016, a pour sa part souligné le président du comité des finances et conseiller municipal, Jocelyn Dupuis. Pas moins de 30 rencontres de négociation ont été nécessaires avec les cols blancs pour conclure une entente, tandis que les pourparlers ont été un peu plus longs avec les cols bleus. Aux 35 séances de négociation se sont ajoutées six rencontres de conciliation.

Le nouveau contrat de travail des cols bleus, signé par les deux parties lundi, couvre la période du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2022. Des augmentations salariales rétroactives de 2 % pour les années 2017 et 2018, 2 % pour 2019 et 2020 et 2,5 % pour les années 2021 et 2022 sont prévues.

Flexibilité

Les horaires de travail étaient particulièrement au cœur des négociations avec les cols bleus. « Dès la signature de l’entente, des ajustements seront portés à l’horaire régulier du personnel col bleu, qui sera modulé comme suit : de 7 h à 16 h. Ensuite, il sera possible de mettre en place des horaires d’exception qui se caractériseront par le déplacement du quart de travail afin de permettre à l’employeur de mieux répondre aux besoins opérationnels », fait valoir la Ville par voie de communiqué.

Un projet pilote, réparti sur trois ans, sera aussi mis de l’avant afin de déplacer les quarts de travail lors des opérations de tassement de la neige et d’épandage de fondants et d’abrasifs, est-il précisé.

Le directeur général de la Ville, Michel Pinault, se réjouit de la « flexibilité » que ce contrat de travail permettra.

L’entente de principe avec les fonctionnaires municipaux est cependant plus récente. Elle a reçu l’aval des membres réunis en assemblée générale jeudi dernier. Les détails seront partagés lors de la signature du contrat de travail. Il est toutefois convenu que la nouvelle convention s’étirera jusqu’au 31 décembre 2023.

« Les employés sont toujours restés calmes, respectueux et professionnels durant ces longues négociations qui se sont déroulées de façon honnête et civilisée. On vous en remercie », s’est réjoui Jocelyn Dupuis.